Stanislas Nordey est un fidèle de l'oeuvre de Falk Richter, jeune auteur contemporain allemand. Il met en scène un texte très
autobiographique de Richter, qui débute par les réflexions d'un auteur sur le titre de sa future pièce. Mais l'oeuvre va vite dépasser ce simple problème pour aborder à la fois les interrogations
intimes du personnage et ses réflexions sur l' histoire allemande d'après-guerre, celle de la croissance et des souvenirs du nazisme.
Le spectacle débute par un tour de force. Pendant 45 minutes, Stanislas Nordey est seul en scène, dans un long monologue. Il incarne l'auteur et fait part de ses pensées les plus intimes. Il revient sur son enfance, sur ses parents possessifs qui n'hésitaient pas à fouiller dans ses affaires. Il avoue avoir tout fait pour s'enfuir de cet endroit, pour s'émanciper, de ses parents mais aussi de cette génération allemande marquée malgré elle par les relents du IIIe Reich. Une grande partie du texte tourne d'ailleurs autour de l'héritage nazi que certains acceptent d'assumer comme comédien, et que le personnage de Nordey ne supporte pas.
Puis la scène se remplit. Aux côtés de Nordey, Laurent Sauvage et Anne Tismer viennent apporter de l'eau au moulin du premier. Ce n'est pas une vraie interaction qu'on découvre entre les trois personnages, mais ils se répondent néanmoins, en ajoutent dans l'analyse de l'expérience nazie. Les trois acteurs occupent admirablement le grand plateau et donnent vie à ce très beau texte.
Sur le plateau, le décor est minimaliste, uniquement constitué d'un mur fait de grands boîtes metalliques. Ces boîtes prendront vie, pour en fin de pièce mettre en relief ce qui était conté au début. Et ce texte parfois pessimiste, condamnant le matérialsime galopant de nos sociétés, se termine par un barbecue sur une pelouse synthétique. Le seul et faible rayon de lumière de cette très belle pièce.
Le spectacle se joue prochainement à Grenoble (24-25 mai), Cergy-Pontoise (30 mai) et Paris, au théâtre du Rond-Point du 7 au 24 juin.
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Emilie cherche l'âme soeur. Alors que ses essais sont infructueux, elle décide de s'inscrire sur Meet Me, site de rencontre en ligne. Emilie va
donc additionner les rencontres, avec des hommes très différents, allant plus ou moins loin avec eux. Chercher est le garçon est un film léger, qui nous emmène dans les paysages de
Marseille, à la poursuite du grand amour.
Après Le chien des Baskerville, le deuxième roman qui m'a accompagné en Angleterre est l'ouvrage le plus connu de Daphné du Maurier. Et je dois bien avouer que je ne regrette pas une
seconde ma promenade en Cornouailles sur les traces de Rebecca !
Barbara est obligée de quitter Berlin pour s'installer sur la côte Baltique. Elle retrouve un poste à l'hôpital mais pas sa sérénité. La police est-allemande lui reproche d'avoir
cherché à fuir vers l'Ouest et Barbara se retrouve sous surveillance. Elle voit donc toutes ses relations par le prisme de cette attention qu'on lui porte, même lorsqu'il s'agit d'un médecin
séduisant.
Joseph est un homme blessé, à vif. Un soir de beuverie ordinaire, il frappe avec violence son chien, qui meurt sur le coup. Cette violence, Joseph a du mal à la canaliser,
surtout depuis la mort de sa femme. Alors il boit. Le seul qui arrive à lui donner quelques moments de satisfaction, c'est son petit voisin, Sam. Mais là aussi, une mère absente et un beau-père
violent offrent un horizon peu favorable au petit gars. C'est sans compter sur la rencontre de Joseph avec Hannah, une femme croyante et gérante d'un dépôt-vente. Alors qu'une relation semble
pouvoir unir ces deux êtres blessés, la dureté du quotidien et l'horreur de leurs vies reprennent le dessus.

Les voyages forment la jeunesse, parait-il. Ils peuvent aussi être le prétexte pour se plonger dans des ouvrages dont on a souvent dit qu'on
les lirait un jour, sans avoir jusque là franchi le pas. Ainsi, une petite virée anglaise a été l'occasion de découvrir deux ouvrages grands-bretons, dans le genre "grand classique de la
littérature". Le premier d'entre eux est peut-être le titre le plus célèbre de son auteur et de son héros, Sherlock Holmes : Le chien des Baskerville.
Après l'Amérique imaginée par Cécile Coulon, voici que l'Europe est une référence pour un dramaturge américian. Dans
Californie paradis des morts de faim, Sam Shepard, surtout connu pour ses talents d'acteurs (Les moissons du ciel, Homo Faber), signe une oeuvre ancrée dans une Amérique pauvre et rurale
mais qui lorgne vers le vieux continent.
Avant de raconter l'histoire de Thomas Hogan dans
Les tableaux inspirent souvent les écrivains. Il n'est pas rare soit d'en écrire l'histoire, comme le fait Tracy Chevalier, ou celle des
personnages qui le compose (par exemple Philippe Besson dans L'arrière saison). Les éditions Invenit ont décidé de parcourir les musées du Nord-Pas de Calais et de confier à des auteurs
l'écriture d'un court essai à propos d'une oeuvre représentative de chacun des établissements.
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