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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 07:32

the-artist.jpgUne des surprises du dernier festival de Cannes a été le prix du meilleur acteur pour Jean Dujardin. D'autant plus étonnant quand on se souvient de ses débuts : les Nous c'est nous, parodie de boys band au milieu des années 90, puis Loulou dans Un gars, une fille. Mais l'acteur a grandement bonifié, et sa prestation dans The artist, le film surprenant et réjouissant de Michel Hazanavicius, explique parfaitement la remise du prix.

 

Le parti-pris du réalisateur de OSS est osé : réaliser, à l'heure des films en 3D, un film muet en noir et blanc. Hommage aux films des années 20 et 30 et à la naissance des comédies musicales (le thème du film, l'arrivée du film parlant mettant en cause le muet, rappelle  d'ailleurs Chantons sous la pluie), le film mêle habilement acteurs convaincants, scènes marquantes et musique entraînante.

 

Outre Jean Dujardin, très bon dans ce rôle muet où il peut faire étalage de tout son bagage d'expressions, il est entouré de Bérénice Béjo, déilicieuse, un peu oubliée dans les articles évoquant le film. De très bons seconds rôles également, en particulier John Goodman en caricature de producteur hollywoodien. Et il y a bien sûr le chien, un cabot  inséparable de son maître, qui occupe le devant de la scène.

 

Michel Hazanavicius, dans cette comédie romantique qui n'en respecte pas tous les codes, a également un sens très aigu de la mise en scène. Que ce soit avec cette belle scène dans l'escalier ou ce passage de rêve avec une utilisation très surprenante du son, ou encore avec cette première tentative de tournage entre George Valentin (Dujardin) et Peppy Miller (Béjo), la composition des scènes permet au film d'avancer et de définir les personnages.

 

A cela, il fautr encore ajouter l'utilisation de la musique, même si j'ai mis un peu de temps à être emporté par celle-ci. Son utlisation au début m'a paru assez attendue, et les différents hommages rendus passent un peu inaperçus. Ce n'est que lorsque la musique de Bernard Herrmann se fait entendre en fin de film que l'émotion pointe grâce à la musique, avant la grande scène finale, pimpante et joyeuse.

 

De très bons ingrédients pour un résultat pleinement réjouissant. Une fable d'un autre temps qui permet de se rendre compte que les innovations technologiques ne sont peut-être pas l'avenir du cinéma, comme on peut l'entendre partout.

 

Autre film de Michel Hazanavicus : OSS 117 : Rio ne répond plus

 

L'avis de Pascale

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commentaires

lieuré hélène 01/11/2011 10:09



un très bon film ! Je le conseille. Vraiment pas gnangnan comme on peut le croire.



Yohan 11/11/2011 13:03



Pas gnangnan, effectivement, et de nombreuses idées de mises en scène pimentent le tout !



Jérémy 31/10/2011 23:28



Je suis tout à fait d'accord.


Le réalisateur ne se contente d'imiter les codes du genre, il réfléchit avec modernité à sa mise en scène et les trouvailles qui en découlent sont très réussies !


Les acteurs sont bons, le divertissement est réussi.


La seule chose regrettable est peut-être le destin forcé du film a resté un exercice de style.



Yohan 11/11/2011 13:03



Exercice de style, oui, mais il est certainement préférable qu'il reste une expérience unique et que nous n'assistions pas à une accumulation de films muets surfant sur le succès de The artist.