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23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 09:03

blaireuax.jpgBon, il fallait bien que j'en parle un jour, et bien c'est aujourd'hui.


Premier article musical à propos du concert d'un groupe que j'apprécie énormèment :
les Blaireaux.


C'est au départ un phénomène régional, mais qui s'est petit à petit étendu au fil de leurs de leurs concerts. Ces nordistes (4 au départ, ils sont aujourd'hui 6) font de la "chanson française" : des textes très drôles, bourrés de références germaniques, géopolitiques, littéraires (ce sont eux qui m'ont poussé à lire Manon des Sources et Jean de Florette, et ce sont eux qui m'ont fait découvrir Calvino que je n'ai pas encore lu). Leurs albums sont pleins de vie, avec un côté macho totalement assumé, et leurs prestations scéniques sont vraiment réjouissantes. Leur dernier album, Parades prénuptiales, est le plus réussi, et ils commencent à s'accompagner de figures de la scène française (Emily Loiseau fait une apparition dans leur dernier album sur Des moustaches à la Nietzsche).


Bref, si vous avez un jour l'occasion de les voir sur scène et que le nom de leur groupe ne vous décourage pas, je vous assure que c'est un spectacle qui vaut le coup d'oeil, et que vous ne ressortirez pas déçus, car il en a  ans pour tout le monde, de 7 à 77 ans.

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22 octobre 2007 1 22 /10 /octobre /2007 13:58

malade-imaginaire.gifArgan, mari sous la coupe de sa seconde femme Béline, souhaite marier sa fille Angélique. Il veut qu'elle épouse un médecin, car s'estimant très malade, il bénéficie plusieurs fois par jour des lavements et saignées de Mr Purgon, son médecin, et voudrait par ce mariage en avoir un dans sa famille. Angélique souhaite quant à elle épouser Cléante, qui n'est pas médecin, et Argan menace donc de la mettre au convent. Mais l'intervention du frère d'Argan, et surtout de Toinette, la servante, vont mettre à mal les plans de Béline et d'Argan....

J'ai (re)lu avec plaisir cette pièce de Molière, qui fut sa dernière, celle lors de laquelle il eut un malaise mortel sur scène. Cette pièce est en fait assez étrangement construite vu les canons d'aujourd'hui : les trois actes sont entrecoupés de ballet qui viennent s'intégrer au récit, et une chanson de Cléante vient même couper le deuxième acte. Les passages chantés, où figurent bergers, bergères et autres figures pastorales, paraissent désuets sur le papier. Et la dernière partie chantée, en faux latin, est extrèmement compliquée à lire (mais c'est du théâtre, et c'est sûrement plus agréable à entendre).
Néanmoins, les parties purement théâtrales laissent beaucoup de place à des mises en scène originales : les scènes avec les médecins complètement en décalage, les ruses de Toinette pour trahir sa maîtresse, etc.

Pour les parisiens et proches, la pièce est actuellement jouée au théâtre de l'Odéon ( pour une semaine), et à la Comédie Française (jusqu'à Noël). C'est une pièce que, je pense, il faut voir. J'essaierai d'y aller et de faire part à ce moment-là de mes impressions.

 

Le malade imaginaire, de Molière

Ed. Larousse - Petits classiques

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17 octobre 2007 3 17 /10 /octobre /2007 07:17

18794900.jpgRetour en Normandie retrace à la fois le retour de Nicolas Philibert (Etre et avoir) sur l'un de ses premiers lieux de tournage, le retour d'acteurs amateurs sur le film qu'ils ont tournés, et le retour de toutes ces personnes sur les 30 ans qui se sont déroulés depuis ce film.

Dans les années 70, René Allio, cinéaste, tourne en Normandie "Moi, Pierre Rivière, ayant égorgé ma femme, ma soeur et mon frère". Il est entouré de Nicolas Philibert et de Gérard Mordillat, ses assistants, et tourne à partir d'un livre de Michel Foucault sur le crime commis par Pierre Rivière.

Dans les années 1830, Pierre Rivière assassine sa mère, une de ses soeurs et un de ses frères. Arrêté par la police et condamné à mort, il est gracié et se suicidera en prison 5 ans plus tard.

Cette histoire, très austère, et celle de son film sert de prétexte à Nicolas Philibert pour effectuer un retour sur la vie des acteurs mais aussi sur la sienne : comment les acteurs ont vécu ce film, quelles conséquences apparentes ce tournage a t-il pu avoir sur leur vie depuis ?

Au final, un film parfois austère et très rural (on assiste à l'accouchement d'une truie, on tue le cochon), mais que j'ai trouvé modeste et très honnête : les acteurs amateurs n'hésitent à confier leur difficultés actuelles au réalisateur, comme ses parents dont la fille est malade, et Nicolas Philibert ne nous cache pas les raisons cachées qui l'ont poussé à réaliser ce film : à la fois un hommage à René Allio, mais aussi des raisons plus personnelles. On retrouve aussi des échos à l'actualité : quelle place pour les personnes déséquilibrées face à la justice ; le procès de Pierre Rivière étant un des premiers à avoir fait témoigner des psychologues. Un film très émouvant, que je recommande vivement à ceux qui auront la chance de le voir diffuser près de chez eux : il n'existe pas beaucoup de copies, et il risque de ne pas rester longtemps à l'affiche
.

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15 octobre 2007 1 15 /10 /octobre /2007 16:58
m-quint.gifEt voici ce premier billet littéraire...

René est marionnettiste, sa compagne Daisy infirmière, et il a l'habitude de montrer ses spectacles aux enfants malades. Mais cette fois-ci son spectateur est un enfant tombé dans le coma, suite à une bagarre de cour de récré. René, très ému par ce garçon, Louis, va faire taire petit à petit ses marionnettes pour raconter sa propre histoire.
L'histoire de son père, qui l'élève seul dans les années de la guerre d'Algérie, pris entre le FLN et l'OAS, qui vit entre son métier d'agent immobilier (pour lequel il n'est pas fort doué) et ses illusions d'amour. René, qui grandit avec pour compagne de jeu Halva, réfugiée d'Algérie avec ses parents, mais qui quitte la vie de René du jour au lendemain. Ce dernier grandira avec Halva en tête, et ce souvenir bouleversa toute la vie qu'il s'est construit.

Michel Quint nous emmène dans un univers à la fois de féerie, menée par Momo et Suzy, ses marionnettes, et un monde très réel : l'hôpital, les attentats liés à la guerre d'Algérie. Mais on se laisse porter avec douceur par ce récit très vif, alerte, et j'ai été emmené dans cet univers poisseux, modeste de la fin des années 50 : le miracle de l'arrivée de la télé, le solex,....

L'auteur d'Effroyables jardins arrive donc à nous faire partager un amour qui semble impossible, un souvenir enfoui qui devient plus fort que la réalité qu'il s'est construit. J'ai trouvé ce roman très prenant, très fort, même si les événements du début sont parfois un peu complexes (mais ils s'éclairent à la fin du roman) et même si j'ai senti la fin bien avant qu'elle n'arrive, en redoutant que cela se finisse comme cela.

Néanmoins, une lecture que je recommande vivement, et qui fait passer un très agréable moment, même si le sujet est parfois difficile.

Pour vous faire une autre idée (quoique certaines impressions sont très proches des miennes) vous pouvez consulter les critiques du biblioblog
.
L'espoir d'aimer en chemin, de Michel Quint
Ed. Joëlle Losfeld
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15 octobre 2007 1 15 /10 /octobre /2007 14:44

Bonjour à tous sur ce nouveau petit blog qui vient enrichir (du moins je l'espère !) ce qui existe déjà sur internet.

Je me lance enfin, après quelques jours de réflexion, et attiré par des expériences qui m'ont paru assez concluantes (notamment sur le biblioblog et tous ceux qui tournent autour de cet univers.)

Alors, pour ce qui sera du contenu, je ne me limiterai certainement pas aux seuls livres, mais ferai des incursions dans les salles obscures, sur les scènes théâtrales et musicales, et parfois aussi quelques billets d'humeur suivant ce qui me touchera, me remuera, etc.

En espérant que cette minuscule bouteille jetée à la mer puisse trouver quelques navigateurs pour être lue...

A très bientôt pour mes premières impressions littéraires....

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