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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 00:00

L-angoisse-du-roi-SalomonSalomon, le roi du pantalon, aujourd'hui en retraite, n'aime pas vivre seul. Pour s'occuper, il a monté une assistance téléphonique pour les personnes en détresse. Pour l'aider, il s'entoure de trois taximen, dont Jean le narrateur, qui se partagent le même véhicule et qu'il emploie pour qu'ils rendent visite aux personnes en détresse. Il demande à l'un d'eux d'amener des fleurs à Cora Lamenaire, ancienne chanteuse réaliste en vogue qui a tout perdu après guerre pour avoir aimé un collabo. Cette femme est pour Salomon une déchirure qu'il tente de soigner, mais tous ses efforts ne lui permettront pas de dissiper toutes ses angoisses.

 

Je ne connaissais Romain Gary que par La vie devant soi, autre roman qu'il a signé de son pseudo Emile Ajar. A la lecture, j'ai ressenti un vrai lien entre les deux textes, avec notamment cette envie de dépeindre l'intrigue du point de vue d'un personnage, Jean, ayant un regard naïf sur ce qui se passe. Ici, notre narrateur profite de l'maitié du roi du pantalon pour se rapprocher de Cora, avec qui il aura une liaison, liaison qui rentre en conflit avec l'histoire qu'il vit avec Aline, une libraire. Gary/Ajar nous promène donc dans cette histoire avec des individus meurtris, en particulier Salomon et Cora, séparés par un événement qu'ils n'arrivent pas à surmonter.

 

ronde.jpg

Pourtant, je n'ai pas été vraiment captivé par cette histoire, que j'ai trouvée un peu facile, par moments douceureuse. Surtout, j'ai été gêné par l'écriture de Gary, que je trouve ici beaucoup plus forcée et moins naturelle que celle qu'il utilise dans La vie devant soi. Mais je remercie tout de même Yueyin pour ce maillon de la chaîne, car il m'a remis le pied à létrier de l'oeuvre d'Ajar. Et cela me donne envie de voir l'autre côté de l'auteur, soit Romain Gary.

 

L'angoisse du roi Salomon, d'Emile Ajar (Romain Gary)

Ed. Folio

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commentaires

BlueGrey 07/12/2010 15:34



Ah ben moi, je l'ai aimé celui-ci ! Bien plus que "Gros-Câlin" du même Gary-Ajar, auquel je reprochais justement une surabondance exaspérante de figures de style et jeux de mots qui égaraient
quelque peu le lecteur. Mais j'ai trouvé ce livre-ci tout à fait bien dosé et équilibré. Ce roman est certes truffé d'aphorismes et d'inventions langagières, mais j'ai trouvé qu'il restait
efficace grâce à la précision du style justement...



Yohan 08/12/2010 20:07



Ce ne sont pas tant les inventions langagières qui m'ont retenu que la manière dont il fait aprler le narrateur, un peu naïf à mon goût. Mais tout cela est très suubjectif, comme tous mes avis
;-)



zarline 03/12/2010 15:37



My god, un livre ou l'écriture de Gary est "forcée". Je peine à le croire (on sent le commentaire de la fan hein ). Bon
plus sérieusement j'ai jusqu'à maintenant aimé tous les livres lus de cet auteur et tu me fais peur avec ton billet. Est-ce que ce livre va devenir l'unique déception? J'hésite à le lire du coup.



Yohan 08/12/2010 19:57



C'est l'impression que j'ai eu sur l'écriture, et si cela ne m'a empêché d'apprécier cette lecture, j'ai toujours eu cette réserve. Mais je pense qu'il pourra te plaire, ne t'en faiu pas ;-)



virginie 02/12/2010 22:48



Je n'ai lu que la Vie devant soi, il y a longtemps et n'en ai pas gardé beaucoup de souvenirs. Et je n'ai depuis pas lu d'autres livres de Romain Gary. Ce sera donc ma lecture pendant les
vacances prochaines ...



Yohan 08/12/2010 19:56



Je n'avais également eu que la vie devant soi, et j'ai un souvenir fort du roman grâce à une scène de doublage dans un cinéma, qui m'avait scotchée. Et tu devrais trouver le roman dans ta boîte
pour Noël !



Ys 02/12/2010 22:30



Même si tu n'as pas été séduit, publier ton billet sur Gary juste aujourd'hui, c'est du grand art !



Yohan 08/12/2010 19:54



Et dire que je ne l'ai même pas fait exprès ;-)