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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 18:08

le-complexe-du-castor.jpgLe complexe du castor, c'est celui de Walter Black. Dirigeant d'une entreprise de fabrication de jouets, et père de de famille a priori comblé, il est profondément dépressif. Sa femme ne le supporte plus, et elle lui demande de partir de la maison. C'est un castor qui le sauve, une marionnette trouvée dans un carton et qu'il enfile sur sa main. Elle sera son côté winner, celui qui le poussera à surmonter sa maladie et redevenir un battant à l'américaine. Mais l'emprise du castor, perpétuelle, même dans la plus stricte intimité, devient gênante.

 

Jodie Foster signe avec Le complexe du castor un film pas initéressant mais un peu bancal. Car il y a deux histoires. La plus intéressante, et la mieux interprêtée (avec un Mel Gibson très surprenant, il faut dire que ce doit être le premier film dans lequel je le vois), c'est celle de ce dépressif. Totalement absorbé par son castor, qui devient un personnage à part entière à tel point qu'on oublie que c'est une peluche, il ne peut plus envisager de sortir sans lui. D'ailleurs, quand sa femme le force à s'en séparer, la sortie au restaurant se transforme en drame. Mel Gibson donne vie à cet homme, passant avec un  aisance admirable du loser au winner, voire en prononçant des paroles de battants avec une tête de trois pieds de long. Surtout, Jodie Foster pousse son film jusqu'au bout, là où la résolution n'est plus possible que par un acte lourd de conséquences.

 

Mais il y a un deuxième film, la description de la famille et surtout la vie du fils aîné, qui fait tout pour ne pas ressembler à son père. Et là, c'est moins réussi. Parce que les situations sont téléphonées, parce qu'on tombe dans la romance un peu facile, avec un jeune écorché et une beauté qui cache un terrible secret. Et puis la scène finale, dans laquelle la guimauve dégouline, n'est pas une conclusion très adéquate du film.

 

Un film pas initéressant, qui m'a permis de découvrir Mel Gibson, que j'ai trouvé bon acteur ici (ce qui ne présage en rien de mon avis sur ces autres occupations, privées ou cinématographiques), et qui permet d'aborder le thème de la dépression comme une vraie maladie, et non un simple sujet de comédie. Bref, de le traiter comme on le fait peu au cinéma.

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