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25 octobre 2007 4 25 /10 /octobre /2007 17:28

vargas.gifUn matin, Sofia Simeonidis, ancienne cantatrice ayant connu son petit moment de reconnaissance, découvre dans le jardin de son  pavillon parisien qu'un arbre y a été déposé dans la nuit. Angoissée, elle demande à Pierre, son mari, s'il sait d'où il vient. Mais celui-ci dit ne rien savoir de cet arbre.


Dans les jours qui suivent, trois jeunes historiens un peu paumés s'installent dans un pavillon voisin en ruine. Ils sont tous trois spécialisés dans des domaines différents, et ne comprennent pas leurs passions  respectives : l'un est spécialiste de la préhistoire, un autre du Moyen-Âge et le troisième de la Première Guerre Mondiale. Peu après, Matthias, Marc et Lucien  voient arriver l'ex-commissaire Vandoosler, le parrain de Marc, qui s'installe avec les "trois évangélistes".


Un jeudi, alors que Sofia a l'habitude de déjeuner tous les jeudis dans le petit resto d'à-côté, celle -ci ne vient pas : personne ne sait ce qu'il lui est arrivé, et tout le monde se pose de plus amples questions quand la nièce de Sofia débarque et trouve porte close chez sa tante alors qu'elle devait y emménager.

Dans ce roman, on ne retrouve pas la figure habituelle d'Adamsberg, et pour cause, ce roman est antérieur à l'apparition du personnage. Néanmoins, le commissaire Vandoosler, par ses aspects bourrus laisse deviner le futur Adamsberg. Et Fred Vargas réussit à insuffler dans ce roman tout le souffle de ses productions ultérieures : des personnages fouillés, avec des caractères bien trempés, une intrigue qui tient en haleine et qui ne laisse à aucun moment présager le dénouement de l'histoire, une écriture vive,... après une mise en route un peu lente de ma part, j'ai eu envie de savoir le plus vite possible ce qui allait advenir aux protagonistes de ce roman.

A lire aussi de Fred Vargas : L'homme aux cercles bleus ou Pars vite et reviens tard (à lire plutôt qu'à voir, le film est décevant).

 

Debout les morts, de Fred Vargas

Ed. J'ai Lu

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15 octobre 2007 1 15 /10 /octobre /2007 16:58
m-quint.gifEt voici ce premier billet littéraire...

René est marionnettiste, sa compagne Daisy infirmière, et il a l'habitude de montrer ses spectacles aux enfants malades. Mais cette fois-ci son spectateur est un enfant tombé dans le coma, suite à une bagarre de cour de récré. René, très ému par ce garçon, Louis, va faire taire petit à petit ses marionnettes pour raconter sa propre histoire.
L'histoire de son père, qui l'élève seul dans les années de la guerre d'Algérie, pris entre le FLN et l'OAS, qui vit entre son métier d'agent immobilier (pour lequel il n'est pas fort doué) et ses illusions d'amour. René, qui grandit avec pour compagne de jeu Halva, réfugiée d'Algérie avec ses parents, mais qui quitte la vie de René du jour au lendemain. Ce dernier grandira avec Halva en tête, et ce souvenir bouleversa toute la vie qu'il s'est construit.

Michel Quint nous emmène dans un univers à la fois de féerie, menée par Momo et Suzy, ses marionnettes, et un monde très réel : l'hôpital, les attentats liés à la guerre d'Algérie. Mais on se laisse porter avec douceur par ce récit très vif, alerte, et j'ai été emmené dans cet univers poisseux, modeste de la fin des années 50 : le miracle de l'arrivée de la télé, le solex,....

L'auteur d'Effroyables jardins arrive donc à nous faire partager un amour qui semble impossible, un souvenir enfoui qui devient plus fort que la réalité qu'il s'est construit. J'ai trouvé ce roman très prenant, très fort, même si les événements du début sont parfois un peu complexes (mais ils s'éclairent à la fin du roman) et même si j'ai senti la fin bien avant qu'elle n'arrive, en redoutant que cela se finisse comme cela.

Néanmoins, une lecture que je recommande vivement, et qui fait passer un très agréable moment, même si le sujet est parfois difficile.

Pour vous faire une autre idée (quoique certaines impressions sont très proches des miennes) vous pouvez consulter les critiques du biblioblog
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L'espoir d'aimer en chemin, de Michel Quint
Ed. Joëlle Losfeld
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