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10 mars 2008 1 10 /03 /mars /2008 09:26

undefinedDeux moustiques espagnols, Diaz et Pancho, se rendent à Berlin chez un cousin, Sigmund. Pancho, l'intellectuel de la bande, passe son temps dans les livres, et Diaz s'apprête à passer du bon temps. Mais leur arrivée à Berlin est moins radieuse que prévue : une maladie touche les humains, dont le sang est impropre à la consommation pour les moustiques. Ajoutez à cela que des statues se déplacent la nuit, et une enquête s'ouvre donc pour les deux moustiques...

Cete bande dessinée est originale par les personnages mis en scène (des moustiques), ce qui m'a donné un a priori plutôt positif.

Néanmoins, la trame du scénario m'a paru assez alambiquée. En effet, le sujet de cette bande dessinée est assez complexe : sous des dehors comiques (les moustiques, etc.), l'auteur y fustige la société libérale, fait revivre les grands dirigeants des Etats communistes. J'avoue que j'ai parfois eu du mal à voir où cette hstoire et cette enquête sur le sang malade me menait.

Du coup, j'ai assez de mal à en parler. Je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé, mais je suis loin d'avoir été emballé. C'est un peu comme si l'auteur avait voulu en dire beacoup, mais en  passant par une forme allégorique un peu trop confuse (je me rends compte que tout ceci est difficile à comprendre). Allégorique, car les moustiques, parfaitement anthropomorphes, rencontrent des humains. Et confuse, car ils ont voulu dire beaucoup de choses en une seule fois.

Voilà, ce billet est un peu fouillis, mais je pense que je relirai cette BD pour essayer d'en tirer la "substantifique moelle". J'espère pouvoir y arriver !

D'autres avis : chez
Lou et chez Yokaï (qui exprime un peu plus clairement que moi ce que j'ai ressenti)


livres, critiques citations et bibliothèques en ligne sur Babelio.comCette BD a été lue dans le cadre de Masse Critique, organisée par le site Babelio.com

 

Le moustiquaire de Berlin , de Lacoeuille et Drouin

Ed. Glénat - Arte

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29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 07:00
Aujourd'hui, ouverture d'une nouvelle rubrique avec de la bande dessinée. C'est un genre que je connais un peu par ses grands classiques (Tintin et Astérix surtout) mais la bande dessinée contemporaine est de plus en plus riche. Après avoir découvert Persépolis de Marjane Satrapi i y a quelques années, j'ai ainsi plongé dans Tardi, Sfar, et consorts.

Aujourd'hui donc, Le combat ordinaire de Manu Larcenet. Cette BD comporte pour le moment 3 tomes, le quatrième étant prévu prochainement. Je parlerai des trois premiers tomes simultanément.

On plonge donc dans la vie de Marco, jeune photographe habitué aux reportages exotiques et aux sujets difficiles. Mais il n'a plus d'idée et souhaite se reposer. Il décide donc d'arrêter son analyse, entamée dix ans auparavant, et sa vie semble devenir banale : il rencontre une jeune vétérinaire, les relations avec ses parents sont compliquées, celles avec son frère restent juvéniles et tournent autour des jeux vidéos et des pétards. Mais la vie de Marco ne sera jamais classique, car de perpétuelles crises d'angoisse lui rappellent ses tourments.

Cette bande dessinée est assez stupéfiante. On entre en effet dans la vie d'un dépressif qui essaie de s'en sortir mais qui n'y parvient que difficilement, et Manu Larcenet parvient à faire de cette BD et de son personnage un univers qu'on a envie de connaître. Le premier tome  tourne autour de la rencontre de Marco et d'un voisin un peu mystérieux, et traite du rapport au passé, du pardon et de la culpabilité. Le second, intitulé Les quantités négligeables, parle notamment du rapport aux origines sociales (thème qui me parle beaucoup, et qui rejoint un peu La Place d'Annie Ernaux) ; le troisième enfin, Ce qui est précieux, des relations avec les parents et à la paternité.

Ce que j'apprécie beaucoup dans cette série, c'est le temps que se laisse l'auteur pour poser les situations. Ainsi, il n'hésite pas à laisser de nombreuses cases sans texte pour uniquement décrire les gestes de son héros. Les scènes où Marco est victime de crises d'angoisse sont aussi assez troublantes. A travers donc quelques dessins et des situations qui peuvent être familières à tout le monde, Manu Larcenet parvient à mettre e
n question notre rapport à la vie. Et ce n'est pas son moindre mérite.
 
Bref, une BD très émouvante, qui touche des points sensibles en peu de mots et qui touchera beaucoup de monde, j’en suis sûr.

Le tome quatre est à venir début mars, et Tamara en parle très bien
ici, , et enfin ici. Je la remercie pour son billet, car c’est elle qui m’a incité à plonger dans Larcenet dont j’avais entendu parler mais pas encore exploré.
Le combat ordinaire : 
T.1 : Le combat ordinaire
T.2 : Les quantités négligeables
T.3 : Ce qui est précieux
de Manu Larcenet
Ed. Dargaud

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