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22 mars 2008 6 22 /03 /mars /2008 09:52

Ayant découvert le théâtre sur le tard, je n'avais encore jamais eu l'occasion d'assister à une représentation d'une tragédie classique signée par Racine. J'en ai enfin eu l'occasion, avec cette représentation de Bérénice aux Bouffes du Nord, à Paris.

Je vais m'éviter un trop long résumé : Antiochus aime Bérénice qui aime Titus, l'Empereur, mais ce dernier ne peut l'épouser car un Empereur ne peut épouser la reine de Judée.

Voilà, et pendant cinq actes et deux heures trente, on assiste aux tergiversations, aux négociations, aux difficultés d'exposer clairement ses sentiments à la personne qu'on aime et à laquelle on sait qu'on va faire du mal.

J'avais gardé un très bon souvenir de la lecture de la pièce il y  a quelques années, et j'ai retrouvé ce plaisir à entendre le texte. C'est une pièce construite en crescendo, avec un quatrième acte époustouflant, entre le monologue de Titus et la séparation finale entre l'Empereur et Bérénice.

La force de Racine est aussi de décrire la situation en quelques vers : ainsi, la première intervention d'Antiochus permet de tout de suite comprendre où nous sommes : à Rome, dans l'antichambre de la Reine, avec un Empereur qui vient d'accéder au pouvoir. Cette capacité à présenter si rapidement les éléments de l'intrigue est une vraie prouesse.

La mise en scène était très simple et classique : des drapés, un décor nu. Seule la scène d'ouverture était très originale et m'a bien plu : Titus se fait habiller d'une toge par deux de ses hommes, et cette scène permet d'entrer très vite dans la solennité du lieu et de l'action.

Enfin, j'avoue que j'ai également été attiré par cette pièce à cause de la distribution : Lambert Wilson met en scène et incarne Titus, Carole Bouquet reprend le rôle de Bérénice qu'elle a déjà tenu, notamment pour une version télévisée avec Gérard Depardieu. Et si ces deux acteurs sont impressionnants (notamment la voix de Lambert Wilson qui occupe l'espace avec une force extraordinaire), le reste de la distribution est également  très bien choisi. Antiochus notamment, joué par Fabrice Michel. A noter également la présence sur scène de Georges Wilson.

Et je tiens à signaler aussi le travail des maquilleurs pour cette mise en scène, que j'ai trouvé tout à fait réussi.

Bref, une première expérience racinienne réussie, et je ne me gênerai pas pour y retourner !

Malheureusement pour cette pièce, la dernière a lieu ce soir...

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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 07:13

Je n'ai pas encore parlé ici de ma grande affection pour Isabelle Huppert. Je profite donc de la pièce Le Dieu du carnage, jouée en ce moment au théâtre Antoine, pour en faire état.

Véronique et Michel, parents du petit Bruno, reçoivent Annette et Alain, les parents de Ferdinand. Ils ne se connaissent pas, mais veulent s'arranger à l'amiable pour les blessures que Ferdinand a infligées à Bruno, et notamment ses deux dents cassées. Mais la conciliation n'arrive pas à son terme, chacun cherchant à démontrer la responsablilité de l'autre.

Bon, voilà, Isabelle Huppert joue le rôle de Véronique, et si elle ne figurait pas dans le casting, je pense que je n'aurai pas été voir cette pièce. Deuxième motivation : l'auteur de la pièce est Yasmina Reza, réputée pour ses pièces précédentes (Art notamment) dont je ne connaissais pas l'oeuvre.

Au final, si je n'ai pas été déçu par Isabelle Huppert, je ne m'attendais pas à ce que la pièce ait une tonalité aussi comique. Car la pièce est drôle : on rit, les situations sont amusantes, les personnages sont chacun une caricature des personnages de leur époque. Bref, la mécanique marche. Le texte est efficace, les répliques s'enchaînent bien, etc... Les acteurs arrivent également à tirer leur épingle du jeu, notamment André Marcon, très crédible en représentant commercial cynique et désabusé. 

Je suis plus réservé sur la mise en scène (je ne suis pas un spécialiste, mais quand même !). en dehors de certaines situations assez drôles (notamment où Isabelle Huppert se jette sur le canapé), j'ai eu l'impression que la mise en scène reposait sur les seuls acteurs, et qu'elle se limitait au strict minimum. C'est un choix, mais je pense que la pièce aurait gagnée à être un peu plus vivante, en s'appuyant moins exclusivement sur le texte.

Concernant le texte, il est vrai qu'il est efficace, mais si la réputation de Yasmina Reza tient uniquement à des textes de ce genre, je pense malheureusement qu'elle sera vite oubliée. A moins qu'elle ne devienne historiographe du Roi, euh du Président, comme un certain Jean Racine en son temps... Mais je ne tiens pas à faire un procès d'intention à l'auteur, et attendrais de lire d'autres textes ou de voir d'autres pièces avant de rendre mon jugement plus définitif...

En bref, si vous avez l'occasion d'y aller pour pas trop cher ou si vous n'avez pas le vertige (les places au deuxième balcon, à 17 euros, les moins chères, sont très hautes !!!!), c'est une pièce que vous pouvez voir. Mais pour 50 euros par place, je pense que ça n'en vaut pas le coup (même pour Isabelle Huppert !)

Pour un autre avis, mais au final assez proche de celui-ci, vous pouvez aller voir ici.

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3 février 2008 7 03 /02 /février /2008 20:59

Après la découverte de la Comédie Française avec Le Mariage de Figaro, j'ai découvert une nouvelle grande salle de théâtre parisienne : l'Odéon théâtre de l'Europe. Et pour cette découverte, un grand classique de Molière, L'Ecole des femmes, avec un grand acteur, Daniel Auteuil.

Un résumé (très rapide) de l'intrigue : Arnolphe, bourgeois qui a la hantise d'être trompé par sa future femme, décide d'enfermer une jeune paysanne, Agnès. Cet enfermement a pour but de la rendre bête, afin qu'elle n'ait même pas l'idée de le tromper. Mais ses plans vont un à un tomber à l'eau...

Je n'avais pas le souvenir que le personnage d'Arnolphe tenait une part aussi importante dans la pièce : il est de toutes les scènes, ne sort quasiment jamais de scène, et sa présence est donc très physique. Les autres personnages ne sont donc que des seconds rôles : Agnès, l'ingénue, intervient dans trois ou quatre scènes uniquement, alors qu'elle est au centre de toutes les intrigues d'Arnolphe. Horace, Chrysalde ne sont donc que des subalternes qui permettent de mettre en valeur la bêtise d'Arnolphe.

La mise en scène de Jean-Pierre Vincent prend un part pris que j'ai trouvé très intéressant : il décide de rendre à la pièce son aspect comique, aspect que lui avait donné Molière à sa création. Daniel Auteuil parvient donc à rendre ce personnage drôle : on rit à la fois aux vers très subtils de Molière, mais également à la prestation scénique de Daniel Auteuil. Du coup, le second aspect de la pièce, la prise de conscience d'Arnolphe qu'il est amoureux, est un peu laissée de côté. Mais je préfère ce parti pris de mise à scène à celui d'une intellectualisation excessive des pièces de Molière.

Certaines scènes m'ont néanmoins paru un peu ratées, en particulier la scène où Agnès lit les maximes que lui demande de lire Arnophe. On écoute le défilement des maximes, en se demandant combien il y en a, en espérant qu'il y en ait pas trop... 

Malgré ce petit aspect négatif, j'ai passé une belle soirée de théâtre dans une belle salle parisienne : une pièce à la fois subtile et drôle, de bons acteurs (notamment Lyn Thibault, une très bonne Agnès, dont le caractère et le jeu évoluent tout au long de la pièce). Enfin, quel plaisir d'entendre des vers en alexandrin et de se laisser bercer par la musique de cette belle langue française, parfois un peu compliquée mais qui se laisse écouter avec plaisir...

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23 janvier 2008 3 23 /01 /janvier /2008 16:28

Au théâtre 71 de Malakoff (dans les Hauts de Seine, périphérique porte de Vanves) se joue actuellement une pièce de l'auteur allemand Franz Xaver Kroetz, Meilleurs souvenirs de Grado.

Cette pièce met en scène les vacances de deux allemands  : le mari est ouvrier, la mère femme au foyer, et ils ont laissé leur gamin avec la grand-mère. Ils s'offrent donc 15 jours de vacances en Italie au bord de la mer.

La pièce présente différentes saynètes qui se déroulent tout au long des vacances : l'arrivée à l'hôtel, le concert gratuit, la sortie en bateau, le bronzage sur la plage,....

Cette pièce tient surtout grâce à la mise en scène de Benoît Lambert. En effet, le texte n'est pas abondant (ça doit prendre 15 minutes de lecture), et le rythme est plutôt lent. Mais cette lenteur est intentionnelle : le metteur en scène cherche ici à montrer comment un moment prévu comme une réjouissance peut finalement être un moment d'ennui. L'ennui ressort aussi car les personnages cherchent absolument à s'accrocher à des éléments de leur quotidien : une musique connue, le miaulement des chats qui est différent. Cette peur de l'altérité entraîne un enfermement sur soi créateur de cet ennui.

Les actions sont donc très mesurées, et le mari est lent pour tout, même pour comprendre que sa femme a besoin d'un peu de tendresse ! Et si l'action n'est pas très dynamique, la pièce est assez courte pour que cela ne paraisse pas trop long.

Benoît Lambert utilise également différents éléments de décor pour rendre l'action vivante. Ainsi, un grand rideau, d'abord fixe, se met à bouger pour donner à la scène un air de plage. Elle sert également d'écran de projection, et dévoile des pans de scène laissés par moment dans l'ombre. 

Les deux acteurs, Marc Berman et Marianne Schambacher son très bons : ils arrivent, par le jeu, à exprimer les émotions que le texte ne transmet pas.

C'est donc une pièce que je recommande pour ceux qui habitent à proximité ou qui la verront tourner près de chez eux. Avec une dernière précision : j'ai eu un sentiment assez étrange en sortant, puisque la pièce présente finalement un moment que chacun connaît, les vacances, sous un jour assez noir. C'est en effet le seul moment de détente dans une vie toute entière contrainte par le travail. Et on en vient à repenser la conception des vacances, puisqu'on a eu l'impression de se voir sur scène, ainsi que d'autres congénères. A quoi servent donc des vacances, que presque tout le monde passe de la même manière, et qui n'ont pour seul but que de nous faire oublier un travail auquel nous sommes enchaînés ?

A ne pas voir avant une escapade touristique !!!

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3 janvier 2008 4 03 /01 /janvier /2008 18:57

9782253057291.gifJ'ai assisté il y a quelques temps à une représentation de la Seconde surprise de l'amour, jouée au théâtre des Amandiers de Nanterre.

Cette pièce est une réécriture par Marivaux de la Surprise de l'amour, qu'il avait déjà écrite.

L'intrigue de cette pièce est très classique. Une Marquise, veuve, doit choisir entre différents prétendants : un Comte, ami de feu son mari
, et un jeune chevalier, qui attend désespérément l'amour. Tout ceci arbitré par les valets des deux principaux protagonistes, et un philosophe embauché par la Marquise pour lui faire la lecture, qui craint de perdre sa place.

Comme déjà précisé, l'intrigue est très classique. Cette pièce n'est pas la meilleure pièce de Marivaux, qui réussit à traiter ce sujet avec plus d'éclat dans d'autres oeuvres. Le Jeu de l'Amour et du hasard me paraît plus riche que cette Seconde surprise de l'amour. Le rire n'est jamais franc, mais les situations parfois cocasses ou certaines répliques amènent un sourire.

La mise en scène de Luc Bondy est d'ailleurs l'un des éléments qui procure cet aspect comique à la pièce : le décor est mouvant, avec notamment les maisons des héros qui s'approchent et de séparent tout au long de la pièce. Mais il a surtout réussi à donner aux deux personnages principaux des caractères très affirmés. Et comme les deux acteurs sont de grand talent, le tout fonctionne. Clotilde Hesme, déjà vue au cinéma dans Les chansons d'amour ou Le fils de l'épicier, campe une marquise éplorée, mais qui parvient petit à petit à prendre le dessus sur la fatalité, notamment en envoyant un large coup de pied dans une chaise pour marquer son mécontentement. Et le chevalier, incarné par Micha Lescot, est à l'opposé de toutes les qualités attendues de la part de ce type de personnage : il est hésitant, n'arrive pas à se décider, et tourne sans cesse autour de la Marquise sans parvenir à prendre en main la situation. 

Finalement, les valets, très actifs comme souvent, parviennent à résoudre les problèmes de leurs maîtres et à concilier leurs intérêts. Pièce qui vaut donc le coup d'oeil, notamment pour Clotilde Hesme, qui devrait beaucoup faire parler d'elle dans les années à venir...

Si la pièce tourne en Province, je vous la conseille donc (car les représentations à Nanterre sont terminées, malheureusement ! )

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16 décembre 2007 7 16 /12 /décembre /2007 19:08

La-Cerisaie.gifJe suis dans un période de découverte de la littérature et musique russe, et j'ai assisté à ma première expérience théâtrale avec Tchekhov, expérience qui m'incite à découvrir d'autres pièces de cet auteur.

Après plusieurs années passées en France, Lioubov Andréevana et sa fille Ania rentrent en Russie. Elles retrouvent toutes leurs connaissances et le lieu où les enfants ont grandi. Mais cet endroit est aussi le lieu où le fils de Lioubov Andréevna est mort noyé. Ce retour entraîne donc un ravivement d'expériences funestes. Toutefois, c'est une joie de retrouver la Cerisaie, la fierté de toute la famille. Mais des difficultés financières amènent Lioubov et son frère à étudier la possibilité d'une vente de la maison...

La pièce est foisonnante de par le nombre de thèmes abordés : les relations entre domestiques et maîtres, les différentes façons dont la fin du servage a été vécu en Russie (qui date du XIXeme siècle), l'arrivisme, la relation au passé, la manière de considérer les étudiants, ... 

J'ai été très surpris par la modernité de la pièce : les sujets traités sont encore les prétextes de pièces actuelles. Ainsi, Lioubov Andréevna se demande si elle doit vendre ou non la Cerisaie, et un ami de la famille leur conseille de vendre pour installer des résidences pour les touristes. Les souvenirs familiaux contre un éventuel bénéfice important ! Que ce sujet est actuel, au temps du " travailler plus pour gagner plus" !

J'ai assisté à cette pièce au
Studio-théâtre d'Asnières, qui est un lieu de formation de jeunes acteurs. Associés à des acteurs plus chevronnés, ils jouent leur rôle de façon très énergique et convaincante. Les jeunes comédiens qui tiennent les rôles d'Ania, de Petia Trofimov et de Douniacha sont remarquables, chacun dans un style différent.

Une première découverte qui en amène d'autres.

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8 décembre 2007 6 08 /12 /décembre /2007 13:22

9782070406937.gifAu théâtre du Rond-Point (un des meilleurs théâtres parisiens actuellement, avec une tarification attractive) se jouent actuellement les Diablogues écrits par Roland Dubillard.

En fait, ce sont quelques scènes des Diablogues qui sont jouées. Le principe de ces scènes est relativement simple : deux personnages discutent, sur des sujets divers, et ont les pires difficultés à se comprendre. Leurs palabres tournent souvent à l'absurde, et l'effet comique est très réussi.

Je ne connaissais pas du tout Roland Dubillard, et j'avoue avoir assisté à cette pièce plus pour les acteurs que pour l'auteur : Jacques Gamblin et surtout François Morel. François Morel est l'un des rares acteurs dont je me dis que la présence sur scène est synonyme de qualité. La pièce, composée donc d'une dizaine de saynètes, est très drôle : les deux acteurs réussissent à donner un tour très comique à toutes les situations vécues, et on rit beaucoup lors de ce spectacle. 

J'ai notamment retenu la scène du compte-goutte de Besançon, qui est très drôle. Ainsi que la scène où François Morel explique qu'il n'aime pas marcher sous la pluie, et où Gamblin finit par lui faire dire que ce n'est  à cause de la pluie qu'il n'aime pas cela, mais parce qu'il a peur de la police. Essayez donc de trouver par quel raisonnement !!! (et c'est tout ce qu'il y a de plus logique, je vous assure !)  

Voilà donc un très bon spectacle comique, qui a comme mérite d'être relativement universel car jouant sur les mots et traitant de l'absurdité des conversations. On pense d'ailleurs à Vladimir et Estragon, les héros de Beckett, en assistant à la pièce. Cela change soit des spectacles où les blagues sont sous la ceinture, soit de ceux liés à une époque très précise et qui se périment rapidement.

Et si vous n'avez pas l'occasion d'assister à ce spectacle, vous pouvez toujours vous tourner vers la version en folio des Diablogues ! 

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24 novembre 2007 6 24 /11 /novembre /2007 12:27

Voilà le premier billet sur une pièce de théâtre, et cela débute par un grand classique.

Figaro, serviteur du comte Almaviva, doit épouser Suzanne, servante de la comtesse. Mais le Comte, séducteur, ne boude jamais un petit moment en tête à tête avec Suzanne, mais est extrêmement jaloux lorsque Chérubin, le page, tourne autour de sa femme. Afin de montrer au Comte que sa jalousie est trop vive, et que Suzanne est bien sa future femme, Figaro essaie de le piéger. Mais son plan sera provisoirement contrarié, notamment par le retour de ses parents, lui qui se croyait orphelin...

J'ai assisté à cette représentation à la Comédie Française, avec une mise en scène de Christophe Rauck. La mise en scène est vive, dynamique, enjouée, Chérubin (sautillant Benjamin Jungers) et Figaro (Laurent Stocker, extraordinaire d'espièglerie) s'en donnent à coeur joie pour faire tourner chèvre le Comte. Les rôles féminins sont également parfaitement tenus par Anne Kessler (Suzanne) ou Elsa Lepoivre (La Comtesse). J'ai néanmoins eu un faible pour le Comte, interprété par Michel Vuillermoz, qui est tout en colère, en exaspération, ou en câlinerie intéressée et qui a notamment travaillé sa voix pour ce rôle. Les décors sont également bienvenus, avec notamment cette porte qui descend et remonte lorsque quelqu'un veut entrer. 

J'avais gardé un souvenir confus de la pièce de Beaumarchais : beaucoup d'intrigues, de coups fourrés. L'adaptation n'évite pas ces difficultés (j'ai parfois été un peu perdu dans l'histoire), mais par le rythme donné à la pièce, on oublie les subtilités manquées pour se concentrer sur ce qui se passe sur scène. Et c'est également un bon prétexte pour se (re)plonger dans la lecture de la pièce. 

Donc, pour les franciliens, ou les provinciaux de passage, une belle pièce à ne pas rater. 

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