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17 novembre 2007 6 17 /11 /novembre /2007 13:38
sorbier.gifRetour aux livres aujourd'hui, après une légère période d'inactivité bloguesque....

Dans un journal, un jeune stagiaire a du mal à trouver ses repères : il irrite très fortement son patron, qui le traite d'incapable. Le directeur du journal décide donc de l'envoyer en tant que reporter spécial dans l'endroit le plus insignifiant de France, un village qui n'est jamais apparu dans le moindre fait divers : Saint Paulin sur Morbier. Dans le même temps, aux Etats-Unis, un producteur rencontre un jeune réalisateur en vogue. Seule condition pour que le réalisateur trouve l'inspiration : tourner dans un endroit qui n'a encore jamais été filmé. Après quelques recherches, le village paisible de Saint Paulin sur Morbier, voit l'arrivée de plusieurs camions de production de films. Le stagiaire, censé écrire sur le néant de cette contrée, voit donc déferler toute cette population étrangère qui modifie la vie du village. Il est donc pris entre deux feux : soit annoncer un scoop avec l'annonce du tournage, soit continuer son travail de relation du néant en occultant ce qui se passe. 

Ce roman m'a laissé une impression assez étrange : plusieurs histoires se mêlent (le journaliste, la production du film, des meurtres dans le village, la pathologie amoureuse du stagiaire, qui tombe amoureux d'une jolie fille dès qu'il la voit) mais aucune n'est menée à son terme, ni même un tant soit peu approfondie. Au résultat, un livre pleins de promesses d’aventures intéressantes, mais promesses qui ne restent que des ébauches. A décharge pour l'auteur Thierry du Sorbier, ce roman a parfois l'air d'un conte et parvient à épingler quelques travers de la société contemporaine. Malheureusement, l'anecdote l'a emporté sur la trame. Un petit roman pas inintéressant mais qui aurait certainement mérité plus de pages.
 

Le stagiaire amoureux, de Thierry du Sorbier
Ed. Buchet Chastel
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12 novembre 2007 1 12 /11 /novembre /2007 09:36
Lors de la guerre 14-18, une attaque se prépare pour prendre la côte 110. Mais les troupes sont réduites après de nombreux assauts, fatiguées. Le général Mureau, qui dirige cette équipe, décide néanmoins de porter cette attaque, estimant que les hommes sont assez vaillants pour vaincre. Le jour venu, les troupes qui montent à l'assaut sont fauchées par les balles allemandes, et une partie du bataillon ne sort pas des tranchées. Pour punir cet acte de désobéissance, le général Mureau convoque un tribunal de guerre, pour faire un exemple. Le capitaine, qui veut défendre ses troupes, va tout faire pour épargner ces hommes injustement accusés. Et le général Mureau, qui a voulu, lors de l'attaque, tirer sur ses propres troupes lorsqu'elles ne voulaient pas aller à l'attaque, n'est pas au bout de ses surprises.

Un grand film de Stanley Kubrick, sur la bêtise des dirigeants militaires lors de la boucherie que fut la Grande Guerre, et sur l'obstination vaine du capitaine, magistralement interprété par Kirk Douglas, pour protéger ses  troupes injustement accusées. Des scènes magistrales, comme cette scène finale pleine d'émotion où les soldats, buveurs et braillards, se taisent en entendant chanter une jeune allemande. Dans cette période où la désobéissance face à des ordres jugés absurdes devient un délit (comme le cas des personnes sans papiers), la vision de ce film fait résonner des sentiments malheureusement très actuels. Un film éprouvant lors de la grande scène de bataille, mais qu'il est utile et nécessaire de voir pour comprendre  que l'orgueil et l'inhumanité peuvent parfois  être à l'origine de décisions  contestables...
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9 novembre 2007 5 09 /11 /novembre /2007 16:14

stienbeck.gifBon, voilà un grand classique qui était prévu depuis un moment, mais que je viens juste de prendre en main. Et je ne le regrette pas, loin de là.

George et Lennie traverse la campagne états-unienne et vont de ferme en ferme, afin de trouver du boulot, et surtout de gagner de l'argent. Cet argent, économisé par les deux compagnons, doit leur permettre de s'offrir une ferme pour élever des lapins. Malheureusement, George, le plus futé des deux, est accompagné de Lennie : une vraie force de la nature, capable d'abattre un travail phénoménal. Mais également un être simplet, qui n'a pas toute sa raison. C'est d'ailleurs à cause de Lennie qu'ils ont dû fuir leur précédent point de chute. Lennie est tellement fort,que ce qui passe entre ses mains a de fortes chances d'être détruit ou tué, comme cette  souris qu'il ramassé au bord du chemin, et avec laquelle il joue en se dirigeant vers son futur point de chute. Et comme Lennie aime caresser ce qui est doux...


Ce roman, assez court, traduit de l'américain, est dans la version que j'ai lue, écrit avec une langue très orale et paysanne. N'étant pas assez doué en anglais pour lire le texte dans sa version originale, j'imagine que ce parler a volontairement été choisi par Steinbeck. Hommage donc à l'auteur, mais aussi au traducteur pour avoir rendu ce style oral.


Ce texte est très fort : il parle de l'amitié entre deux êtres qui a priori n'ont aucune raison de rester ensemble, il parle de l'utopie de ces deux gars qui rêvent de propriété, il parle également de racisme, avec le noir de la ferme condamné à dormir dans l'écurie, alors que les autres dorment dans une même pièce. Un livre poignant, plein de tension et de vigueur, et qui touche. Un grand roman.

 

Des souris et des hommes, de John Steinbeck

Trduit de l'américain par Maurice-Edgar Coindreau

Ed. Folio

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8 novembre 2007 4 08 /11 /novembre /2007 09:05

heure-z--ro.jpgAujourd'hui, retour au cinéma avec un film sorti la semaine dernière, adapté d'un roman d'Agatha Christie.

En Bretagne, dans la vieille demeure de la très vénérée Camilla Tressillian, se retrouvent le temps d'un week-end toutes les personnes qui lui sont chères : Thomas, qui revient d'Asie, son neveu Guillaume et sa femme Caroline, Aude, la première femme de Guillaume, Maître Trevoz et Fred Latimer, un ami de Caroline. Tous les invités sont bichonnés par les deux domestiques, Emma et Heurtebise, alors que Marie-Adeline et Mrs Barnett s'occupent de la maîtresse de maison. Ces retrouvailles s'annoncent houleuses, et elles deviennent problématiques lorsque Maître Trevoz est retrouvé mort dans l'escalier de son hôtel, mais surtout lorsque Camilla Tressillian est assassinée dans son lit. Commence alors, pour le commissaire Bataille, la recherche des événements qui ont pu mener à l'heure zéro, celle du crime.

Pascal Thomas adapte pour la seconde fois un roman d'Agatha Christie, après "Mon petit doigt m'a dit", avec Catherine Frot et André Dussolier. Mais le traitement est tout à fait différent : on assiste dans ce film à une sorte de huis clos dans cette villa de Bretagne, avec quelques événements extérieurs. La tension est palpable dès le début du film, avec les altercations entre Guillaume (toujours surprenant Melvil Poupaud) et Caroline (Laura Smet). La tension monte au fil des minutes, et les différentes pistes suivies par le commissaire Bataille(François Morel) sont déroutantes. Danielle Darieux est toujours aussi rayonnante, mention aussi à Alessandra Martines que je connaissais pas. 

Pascal Thomas signe donc un film entre Hitchcock pour le suspens et Chabrol pour la description de la bourgeoisie rentière en vacances. Un film très plaisant, entraînant du début à la fin, et qui laisse au spectateur le temps d'échafauder ses propres hypothèses (ce qui est assez rare !).

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7 novembre 2007 3 07 /11 /novembre /2007 11:18

otte.gifComme promis, voici la note sur le livre qui a été envoyé à Tamara lors du lotobook.

Dans ce recueil de nouvelles, l'auteur nous emmène dans le jardin et explore, à hauteur d'insecte ou de grains de pollen, les différentes méthodes utilisées par la faune et la flore pour se reproduire. On passe ainsi du point de vue du bourdon à celui du mari de la célèbre mante religieuse, et on se balade dans le jardin, en butinant de fleur en fleur. Les méthodes de reproduction des plantes sont présentées dans chaque nouvelle (ou chapitre) comme autant de merveilles ou de ruses façonnées par la nature. 

Je me suis tranquillement laissé bercer par ce texte très poétique et d'une écriture très précise. On se sent prisonnier des fleurs en même temps que les insectes, on éprouve la fascination de la mante prête à dévorer celui avec qui elle en train de copuler, on découvre également pleins de manières ingénieuses de se protéger du danger extérieur pour assurer sa reproduction, tout en comptant sur les autres êtres vivants du jardin qui sont des participants actifs de cette aventure amoureuse.

Je suis donc tombé sous le charme de ce petit livre, choisi au hasard dans la librairie du coin, et je vous conseille fortement de faire un tour dans le jardin de Jean-Pierre Otte afin d'y apprendre toute la force de la nature, et la nécessité de sauvegarder tant qu'il est encore temps la biodiversité qui y règne. Un très beau moment, pleins de surprises et de découvertes.

 

L'amour au jardin, de Jean-Pierre Otte

Ed. Phébus

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6 novembre 2007 2 06 /11 /novembre /2007 17:26

jesse-james.jpgMe voici de retour, après une semaine passée à d'autres occupations, pour reprendre le fil de ce blog. Aujourd'hui il est question de cinéma....

A la fin du XIXeme Siècle, Jesse James est connu sur tout le territoire des Etats-Unis : ses larcins font la une des journaux, et il parvient toujours à échapper à la vigilance de la police. Pour son dernier coup organisé avec son frère, il attaque un train avec une nouvelle bande, aui compte notament dans ses rangs les frères Ford et des membres de la famille James. Petit à petit, Robert Ford, le plus jeune des deux frères, obtient la sympathie de Jesse James, et l'accompagne dans ses expéditions. Une relation tumultueuse naît entre eux, d'autant plus que Jesse devient de plus en plus nerveux, se sachant atteint d'une maladie. Il devient irrascible, n'hésite pas à tuer d'anciens membres du clan par paranoïa et les événéments s'enchaînent, jusquà la mort de Jesse James.

Dans ce western, Brad Pitt, dans le rôle de Jesse James, et Casey Affleck, dans celui de Robert Ford, sont tous deux épatants. Ils incarnent de manière très juste ces deux personnages, le premier étant dominateur, et perd peu à peu de sa superbe au fur et à mesure qu'il vieillit. Le second est plus pervers : il idolâtre Jesse, et fait tout pour être à ses côtés. Mais, par jalousie, crainte ou autre chose, il en arrive à tuer son héros. 

Le film ne vaut pas tant pour l'histoire, assez alambiquée et parfois difficile à suivre, que pour la relation qui unit ces deux hommes. Une sorte d'amitié qui naît, sans être très claire pour autant, et qui se traduit par le coup de feu de Robert qui tue Jesse. Cette mort est d'ailleurs selon moi, dans cette version proposée par le réalisateur, plus un suicide qu'un assassinat : Jesse James ne prend plus de précautions, il se sait en fin de vie, et se laisse en quelque sorte tuer par son "ami". Cette hypothèse est en apparente contradiction avec le titre, mais le fait que le tir de Robert Ford soit dans le dos de Jesse explique l'adjectif "lâche" utilisé.

Malgré quelques passages un peu longs, j'ai trouvé ce film très bon, avec Brad Pitt qui retrouve enfin un grand rôle, Casey Affleck très impressionnant, et également une mention spéciale à Sam Rockwell, déjà vu dans Confessions d'un homme dangereux de George Clooney.

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29 octobre 2007 1 29 /10 /octobre /2007 10:17

guene.gifUne jeune adolescente, habitant dans une cité de Livry Gragan, en Seine-Saint-Denis, évoque son quotidien : sa vie seule avec sa mère, alors que son père est parti au pays se marier avec une "paysanne" pour enfin avoir un fils, ses rendez-vous réguliers avec la psychologue, tous les lundis, avec la enième assistante sociale de la mairie, avec les connaissances du quartier. Une vie compliquée, avec une mère qui travaille comme femme de ménage dans un Formule 1, qui est illéttrée et n'arrive pas à faire valoir ses droits. Les soucis de son cousin, petit trafiquant, et de son copain Hamoudi, fumeur de joints. Ses premières histoires amoureuses au collège, une orientation difficile ensuite.

Un roman qui démarre assez cruement : des phrases assassines pour tout le monde (assistantes sociales, profs,...), un style très oral, avec beaucoup de vocabulaire "des banlieues". Puis petit à petit, les ennuis disparaissent : la collégienne vit enfin quelques moments qui donne un sens (même éphémère) à sa vie, la rage et la colère du départ se dissipent, avec une forme d'acceptation de la vie qu'elle mène. Et des éléments positifs viennent agrémenter le tout : sa mère réussit à s'en sortir, les voisins qui sont dans les pires difficultés voient leur horizon s'éclaircir, etc. Néanmoins, ce côté tout noir au départ puis beaucoup plus rose à l'arrivée m'a un peu gêné : ce n'est que je veuille laisser les gens de banlieue dans les pires difficultés en disant qu'ils ne peuvent pas s'en sortir, mais le fait que tout s'arrange au fur et à mesure pour tout le monde me paraît de trop.

Toutefois, un livre qui se lit bien, assez rapidement, écrit par un(e) auteur(e) de 19 ans, qui je pense sera à suivre dans le futur. (D'après ce que j'ai vu, elle s'est lancée dans la réalisation, au moins de courts métrages).

 

Kiffe kiffe demain, de Faïza Guène

Ed. Hachette Littératures

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28 octobre 2007 7 28 /10 /octobre /2007 08:22

B2B.gifHuit toulousains, cinq filles et trois garçons, six sur scène et deux dans le public et vous passez une soirée très animée et agréable. Ils varient à la fois des chansons et des musiques plus traditionnelles pour danser. Et la présence de deux membres du groupe dans le public pour montrer aux spectateurs les pas de danse à exécuter est entraînante, et incite fortement à prendre part aux différentes rondes ou autres danses à deux proposées (scottish, java, etc.)

Quand je suis entré dans la salle, je m'attendais à un concert festif mais classique où le public regarde les artistes sur scène. Eh bien, j'ai vite révisé mon opinion : hormis la première chanson où les membres du groupe ne nous incitent pas à danser, tout le reste de la soirée est un grand bal, où les danses s'enchaînent, où on s'amuse, où on prend du plaisir.

Cela faisait très longtemps que je n'avais pas dansé, et cette soirée m'a énormément plu. Alors, bien sûr, mieux vaut aimer danser pour apprécier totalement le spectacle, mais il est également possible de regarder et les artistes, et les danseurs.

Un très bon moment pour débuter un week-end.
 

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25 octobre 2007 4 25 /10 /octobre /2007 17:28

vargas.gifUn matin, Sofia Simeonidis, ancienne cantatrice ayant connu son petit moment de reconnaissance, découvre dans le jardin de son  pavillon parisien qu'un arbre y a été déposé dans la nuit. Angoissée, elle demande à Pierre, son mari, s'il sait d'où il vient. Mais celui-ci dit ne rien savoir de cet arbre.


Dans les jours qui suivent, trois jeunes historiens un peu paumés s'installent dans un pavillon voisin en ruine. Ils sont tous trois spécialisés dans des domaines différents, et ne comprennent pas leurs passions  respectives : l'un est spécialiste de la préhistoire, un autre du Moyen-Âge et le troisième de la Première Guerre Mondiale. Peu après, Matthias, Marc et Lucien  voient arriver l'ex-commissaire Vandoosler, le parrain de Marc, qui s'installe avec les "trois évangélistes".


Un jeudi, alors que Sofia a l'habitude de déjeuner tous les jeudis dans le petit resto d'à-côté, celle -ci ne vient pas : personne ne sait ce qu'il lui est arrivé, et tout le monde se pose de plus amples questions quand la nièce de Sofia débarque et trouve porte close chez sa tante alors qu'elle devait y emménager.

Dans ce roman, on ne retrouve pas la figure habituelle d'Adamsberg, et pour cause, ce roman est antérieur à l'apparition du personnage. Néanmoins, le commissaire Vandoosler, par ses aspects bourrus laisse deviner le futur Adamsberg. Et Fred Vargas réussit à insuffler dans ce roman tout le souffle de ses productions ultérieures : des personnages fouillés, avec des caractères bien trempés, une intrigue qui tient en haleine et qui ne laisse à aucun moment présager le dénouement de l'histoire, une écriture vive,... après une mise en route un peu lente de ma part, j'ai eu envie de savoir le plus vite possible ce qui allait advenir aux protagonistes de ce roman.

A lire aussi de Fred Vargas : L'homme aux cercles bleus ou Pars vite et reviens tard (à lire plutôt qu'à voir, le film est décevant).

 

Debout les morts, de Fred Vargas

Ed. J'ai Lu

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24 octobre 2007 3 24 /10 /octobre /2007 09:26

Je n'en avais pas encore parlé mais je m'étais inscrit au lotobook organisé par Stéphanie.
Je n'ai malheureusement pas eu la chance de recevoir tous les livres en jeu mais la petite veinarde ci-dessous a vu sa boîte aux lettres déborder : ça laisse rêveur.
Comme je m'étais inscrit, il fallait bien que j'envoie le livre promis. Voilà qui est fait. J'attends donc maintenant qu'il arrive à destination et je publierai ensuite un petit commentaire sur ce livre (mais chut ! c'est encore une surprise !!!).


Vendredi 26 : Bon  je m'étais un peu avancé et  un contretemps a fait que je n'ai pas pu envoyer le livre mercredi. Mais il est dans la boîte aux lettres depuis ce matin même, et ne devrait pas trop tarder arriver chez sa destinatrice (l'enveloppe a peu de voyage à faire!!!)

 
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