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8 décembre 2007 6 08 /12 /décembre /2007 13:22

9782070406937.gifAu théâtre du Rond-Point (un des meilleurs théâtres parisiens actuellement, avec une tarification attractive) se jouent actuellement les Diablogues écrits par Roland Dubillard.

En fait, ce sont quelques scènes des Diablogues qui sont jouées. Le principe de ces scènes est relativement simple : deux personnages discutent, sur des sujets divers, et ont les pires difficultés à se comprendre. Leurs palabres tournent souvent à l'absurde, et l'effet comique est très réussi.

Je ne connaissais pas du tout Roland Dubillard, et j'avoue avoir assisté à cette pièce plus pour les acteurs que pour l'auteur : Jacques Gamblin et surtout François Morel. François Morel est l'un des rares acteurs dont je me dis que la présence sur scène est synonyme de qualité. La pièce, composée donc d'une dizaine de saynètes, est très drôle : les deux acteurs réussissent à donner un tour très comique à toutes les situations vécues, et on rit beaucoup lors de ce spectacle. 

J'ai notamment retenu la scène du compte-goutte de Besançon, qui est très drôle. Ainsi que la scène où François Morel explique qu'il n'aime pas marcher sous la pluie, et où Gamblin finit par lui faire dire que ce n'est  à cause de la pluie qu'il n'aime pas cela, mais parce qu'il a peur de la police. Essayez donc de trouver par quel raisonnement !!! (et c'est tout ce qu'il y a de plus logique, je vous assure !)  

Voilà donc un très bon spectacle comique, qui a comme mérite d'être relativement universel car jouant sur les mots et traitant de l'absurdité des conversations. On pense d'ailleurs à Vladimir et Estragon, les héros de Beckett, en assistant à la pièce. Cela change soit des spectacles où les blagues sont sous la ceinture, soit de ceux liés à une époque très précise et qui se périment rapidement.

Et si vous n'avez pas l'occasion d'assister à ce spectacle, vous pouvez toujours vous tourner vers la version en folio des Diablogues ! 

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6 décembre 2007 4 06 /12 /décembre /2007 09:26

18828610.jpgVoici le dernier film d'un cinéaste qui monte et qui devrait faire parler de lui dans les années à venir : Fatih Akin.

Je vais m'éviter de faire un résumé, car il serait soit trop long, soit vide, et je n'ai aucunement envie de donner des informations qui pourrait gâcher le plaisir du film.

L'histoire est fondamentalement triste : tous les personnages que l'on croise cherchent quelqu'un (un veuf veut trouver une femme pour finir sa vie, un fils recherche la fille de la femme que son père a tué, cette même fille recherche sa mère, et une ex-hippie essaie de retrouver les élans de sa jeunesse), et chacun semble échouer, les personnages se croisant, se rencontrant les uns les autres sans savoir que l'autre pourrait lui fournir des informations.

Et pourtant, malgré cette trame qui pourrait donner lieu à une effusion de larmes, Fatih Akin réussit à faire un film magnifique, sensible, dans lequel rien n'est appuyé. Les acteurs sont tous très bons (notamment l'acteur principal, avec de faux airs de Laurent Lucas), et cela fait plaisir de retrouver Hannah Schygulla, l'égérie de Fassbinder, dans un rôle poignant.

Fatih Akin joue également de manière subtile avec la musique : elle n'est jamais oppressante, mais arrive souvent à point nommé pour souligner les actions qui défilent sur l'écran.

Et il réussit enfin, comme dans Head-on, film sorti en France en 2004, à tracer un trait d'union entre l'Allemagne, son pays de résidence, et la Turquie, dont il est originaire. Ce film donne envie de visiter ces pays, même si la situation politique en Turquie montrée dans le film n'est pas très heureuse.

Un des meilleurs films de cette année 2007, qui a obtenu le prix du scénario à  Cannes. Fatih Akin a d'ailleurs trouvé ce prix paradoxal, puisque la trame du film ne correspond pas à celle prévue par le scénario, la chronologie ayant été bouleversée lors du montage !

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3 décembre 2007 1 03 /12 /décembre /2007 09:21

gray.jpgNew York, fin des années 80. Bob est le gérant dune boîte de nuit branchée, propriété d'un riche soviétique, Boujayev. L'affaire est florissante et tout marche pour le mieux pour Bob : une petite amie, des projets d'agrandissement. Mais tout est remis en cause lorsque son père et son frère, hauts gradés de la police, lui annoncent que sa boîte est la plaque tournante du trafic de drogue, trafic orchestré par le neveu de Boujayev. Bob est donc obligé de choisir : poursuivre son affaire, ou aider sa famille.

Ce film de James Gray est digne des grands films noirs américains : une histoire de famille, l'implication de la mafia (on quitte la mafia italienne du Parrain, de Casino pour la mafia russe), le code de l'honneur, la vengeance, l'amour filial et paternel, des couleurs sombres (presque toute l'action a lieu la nuit, et le jour, la lumière n'est jamais nette)... Dans le même temps, le réalisateur joue avec les codes pour mieux les démonter. Ainsi, le film s'ouvre sur une scène torride, où Bob s'apprête à faire l'amour avec Amada, son amie. Première image donc que le spectateur a d'Amada : la femme fatale, offerte à son compagnon et prête à tout. Puis, petit à petit le film lui donne une autre image, démonte cette première impression.

De même, James Gray ne fait pas un film somme de trois heures : il introduit de nombreuses ellipses dans le récit, le temps est concentré alors que l'histoire se déroule vraisemblablement sur plusieurs années. Et ce procédé est très efficace.

Enfin, autre élément important que James Gray a réussi à détourner : la violence. Le film est violent car il y a des fusillades, un suicide,... Tout cela aurait pu être très difficile à regarder. Mais, une nouvelle fois, le réalisateur parvient à monter peu, mais à évoquer beaucoup, ce qui est selon moi la marque d'un grand metteur en scène. C'est en quelque sorte un anti 24h chrono (alors que les sujets sont relativement proches).

Il y a également dans ce film deux scènes époustouflantes : la première concerne une course poursuite. elle a lieu sur l'autoroute, avec une pluie battante, et je suis resté scotché au fauteuil. La deuxième grande scène est le scène finale où Bob recherche le trafiquant dans un champ de roseaux. On est avec lui, enfermé dans le plantes, sans aucune visibilité, avec la menace permanente de se faire tirer dessus. Ca m'a fait penser à la scène du champ de maïs de La mort aux trousses, où Cary Grant se voit menacer par l'avion.

Il y a encore les acteurs : Joaquin Phoenix épatant, dont le jeu évolue au rythme de son personnage, Mark Wahlberg surprenant, Robert Duvall,...

La musique est aussi un élément primordial du film : on est tout de suite attiré par la musique diffusée dans la boîte (musique des années 80), et la musique originale s'y substitue petit à petit.

Un très bon film noir, genre qui semble retrouver des couleurs en ce moment après quelques années de délaissement.

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30 novembre 2007 5 30 /11 /novembre /2007 17:14

Dimanche dernier, j'ai eu la chance et l'honneur d'être le maître de cérémonie de l'énigme du biblioblog.


Pour ceux qui ne connaissent pas le principe, un lecteur propose une énigme concernant un livre, et les internautes doivent trouver le livre en question en posant des questions fermées, auxquelles l'auteur répondra oui ou non. L'auteur de l'énigme doit ensuite rédiger un billet sur cet ouvrage.

J'ai ainsi fait découvrir le livre de François Vallejo, Groom, et j'ai signé un billet paru ce vendredi sur le biblioblog. Je ne recopie pas le billet ici, mais je vous renvoie directement au site géré de main de maître par
Laurence.

A dimanche pour la prochaine énigme !

 

Groom, de François Vallejo

Ed. Viviane Hamy

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29 novembre 2007 4 29 /11 /novembre /2007 14:41

Aujourd'hui, billet sur un thème un peu spécial : une émission de radio !

Tous les dimanches à 11h, et pendant 1h, Philippe Collin et ses camarades officient sur France Inter avec pour objectif de faire remuer nos zygomatiques. Et l'objectif est atteint !

Su un ton toujours décalé, l'équipe du Mangin Palace traite d'un sujet par semaine : la chambre à coucher, New York, les professeurs,... En mélangeant musique, extraits de films, de discours politiques ou de sketches, Philippe Colin nous donne une vision très subjective, comme il aime à le dire, du sujet traité.

L'émission comporte 4 parties, toujours entrecoupées de chansons : la première fait une approche historique du sujet, la seconde une analyse plus contemporaine. Les troisième et quatrième parties sont plus  déjantées : on a tout d'abord droit a une analyse politique en fonction du thème du jour (Par exemple comment la chambre à coucher de 800m² de Sarkozy à Pékin a influencé la politique du gouvernement), puis on retrouve en fin d'émission Monique et Jean-Claude. Ces deux personnages forment un couple auquel il arrive toujours des aventures délirantes, mais qui sont toujours liées au sujet du jour.

L'animateur Philippe Collin a une voix très radiophonique, sur laquelle il joue pour l'émission. Il n'hésite pas aussi à faire des blagues, dont toute son équipe se moque. Ainsi, après avoir passé une chanson de Kate Nash, il explique pas que lorsqu'on termine sa Kate d'un appartement, on Nash dans le bonheur (Sic ! ).

J'apprécie donc beaucoup cet humour absurde, totalement assumé mais jamais de mauvais goût ni vulgaire, et je les félicite pour leur extraordinaire travail de montage des archives sonores, ainsi que pour leurs ides foisonnantes.

Donc dimanche à 11h, allumez France Inter pour vous faire votre idée !

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27 novembre 2007 2 27 /11 /novembre /2007 12:10

quadrille.jpgPour les 50 ans de sa mort, beaucoup d'événements sont organisés autour de Sacha Guitry.
La cinémathèque française, à Paris, lui consacre à cette occasion une rétrospective et une exposition. Aujourd'hui, je vous parle du  film que j'ai eu l'occasion de voir, Quadrille.

Dans l'entre-deux guerres, Philippe, responsable d'un journal, doit interviewer Carl Henderson, la star mondiale montante : toutes les femmes sont à ses pieds, et son charisme fait des ravages. Malheureusement, et à l'insu de Philippe, ces ravages vont s'étendre jusqu'à Paulette, sa propre femme. Mais Philippe a d'autres atouts dans sa manche pour ne pas rester le bec dans l'eau...

Ce film des années 30 me semble assez représentatif d'une partie du travail de Guitry : du boulevard, avec des couples qui se séparent, des amants et des maîtresses. Même si l'intrigue du film est assez classique (une femme rencontre un amant, qui est obligé de partir, et elle se retrouve donc face à son mari), le film en question assez surprenant : il y a du rythme, les répliques sont drôles, font souvent mouche. Les personnages sont aussi très intéressants car ils ne correspondent pas aux images traditionnelles de ce genre de film : Paul, le cocu, ne fait pas de crises de jalousie mais essaie de trouver son intérêt dans cette mésaventure, son amie journaliste, également amie de sa femme, joue un double jeu qui s'avère au final gagnant. De plus, les acteurs sont très bons, avec Sacha Guitry lui-même dans le rôle de Paul, et deux actrices assez surprenantes : Gaby Morlay et Jacqueline Delubac, qui n'a pas eu une grande carrière au cinéma : elle a surtout tourné avec Guitry, dont elle a été la première femme.


L'aspect théatral du film est également assez flagrant : le film est tiré de la pièce du même nom, écrite par Guitry. La réalisation est également surprenante, avec notamment de longs plans-séquence, comme lorsque Philippe retrouve Paulette après la nuit passée avec son amant. Ce procédé est quelque peu déstabilisant pour un spectateur contemporain, tant la vitesse et la frénésie du montage sont importantes aujourd'hui.


On retrouve également certains aphorismes qui ont fait la gloire de Guitry. J'ai notamment retenu celui-là (en parlant de la tentative de suicide de sa femme) :

" Puisqu'elle s'est ratée en voulant se tuer, elle pourrait se tuer en voulant se rater".
 
Au final, un premier pas dans l'oeuvre de Guitry qui devrait être suivi par d'autres...

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24 novembre 2007 6 24 /11 /novembre /2007 12:27

Voilà le premier billet sur une pièce de théâtre, et cela débute par un grand classique.

Figaro, serviteur du comte Almaviva, doit épouser Suzanne, servante de la comtesse. Mais le Comte, séducteur, ne boude jamais un petit moment en tête à tête avec Suzanne, mais est extrêmement jaloux lorsque Chérubin, le page, tourne autour de sa femme. Afin de montrer au Comte que sa jalousie est trop vive, et que Suzanne est bien sa future femme, Figaro essaie de le piéger. Mais son plan sera provisoirement contrarié, notamment par le retour de ses parents, lui qui se croyait orphelin...

J'ai assisté à cette représentation à la Comédie Française, avec une mise en scène de Christophe Rauck. La mise en scène est vive, dynamique, enjouée, Chérubin (sautillant Benjamin Jungers) et Figaro (Laurent Stocker, extraordinaire d'espièglerie) s'en donnent à coeur joie pour faire tourner chèvre le Comte. Les rôles féminins sont également parfaitement tenus par Anne Kessler (Suzanne) ou Elsa Lepoivre (La Comtesse). J'ai néanmoins eu un faible pour le Comte, interprété par Michel Vuillermoz, qui est tout en colère, en exaspération, ou en câlinerie intéressée et qui a notamment travaillé sa voix pour ce rôle. Les décors sont également bienvenus, avec notamment cette porte qui descend et remonte lorsque quelqu'un veut entrer. 

J'avais gardé un souvenir confus de la pièce de Beaumarchais : beaucoup d'intrigues, de coups fourrés. L'adaptation n'évite pas ces difficultés (j'ai parfois été un peu perdu dans l'histoire), mais par le rythme donné à la pièce, on oublie les subtilités manquées pour se concentrer sur ce qui se passe sur scène. Et c'est également un bon prétexte pour se (re)plonger dans la lecture de la pièce. 

Donc, pour les franciliens, ou les provinciaux de passage, une belle pièce à ne pas rater. 

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20 novembre 2007 2 20 /11 /novembre /2007 19:46

matin-brun.gifVoici un petit livre qu'on devrait mettre dans toutes les mains. Il se lit en dix minutes, et le thème est malheureusement universel...

Charlie, propriétaire d'un chien, est inquiet : le gouvernement a décidé que les seuls chiens bruns pourront continuer à vivre. Son ami, dont le chien était blanc, a donc dû le piquer. Ils trouvent cette nouvelle loi étrange, mais comme ce n'est pas dans leur habitude de s'opposer ou de revendiquer, ils acceptent sans trop sourciller la décision de tuer tous les chiens non bruns. Mais, à mesure que le temps avance et qu'aucune réaction ne se fait jour, le gouvernement de l'Etat brun prend des mesures de plus en plus restrictives, et la peur commence à s'emparer de Charlie...

En ces temps où la révolte et la remise en cause de lois indignes d'une République dont la devise est "Liberté, égalité, fraternité" sont criminalisées, la lecture de ce court livre (une dizaine de pages) est indispensable. On y voit comment la lacheté quotidienne, le refus de s'engager pour défendre ce qu'on estime juste incitent les pires régimes à aller au bout de leur action. 

Ce livre fait froid dans le dos, car on devine que ce sont de pareilles mécanismes psychologiques qui ont aidé les régimes dictatoriaux à se mettre en place, et malheureusement, de telles horreurs ne paraissent pas impossibles aujourd'hui. Prenons donc conscience, en lisant ce livre, que nous sommes tous responsables de la mise en place de lois abjectes, qui poussent à la criminalisation des activités syndicales, de la défense des sans papiers,... Un livre fort, à faire lire, à distribuer, mais aussi à expliquer, en remettant l'histoire fictionnelle en perspective avec certains faits pas si anciens...

Pour d'autres critiques, vous pouvez aller voir ici ou là.

 

Matin brun, de Franck Pavloff,

Ed. Cheyne

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19 novembre 2007 1 19 /11 /novembre /2007 11:57

dslz.gifRetour à la musique aujourd'hui avec un groupe que j'apprécie particulièrement, Debout sur le zinc. Leurs deux derniers albums (Des singes et des moutons et Les promesses) sont de belles réussites et leurs prestations sur scène sont toujours époustouflantes, pleines de rythme et de vie. 

Ces 7 musiciens se dépensent énormément pour partager leur musique et ils semblent heureux de jouer ensemble. Les chansons de leur répertoire mêlent à la fois des chansons d'amour (Te promettre la lune, dédié au futur bambin), des chansons liés à des sujets de sociétés (Si l'idée nous enchante, sur le manque de réaction des citoyens face à tout ce qui peut se passer d'ignoble, ou Rester Debout) ou plus farfelues (Fallait pas). Les musiques sont toujours très riches, avec une instrumentation variée (trompette, violon, banjo, etc.). Le percussionniste finit même le concert en jouant des claquettes !

Le seul défaut que je trouverai à leur prestation sur scène est de reproduire trop exactement ce qui se trouve sur leurs CD, à la fois au niveau instrumentation et durée des chansons. Les quelques chansons modifiées sont en effet une découverte de choses déjà connues, mais une nouvelle version ne fait qu'ajouter au plaisir de l'entendre. Mais les chansons sur disque sont déjà tellement entraînantes...
  

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18 novembre 2007 7 18 /11 /novembre /2007 16:57
Dans une ville des Etat-Unis, les adeptes du skate board se retrouvent sur un terrain de jeu baptisé Paranoid Park. Cet endroit a été construit par les marginaux de la ville, et est redouté à la fois par les autorités et les plus jeunes des skateurs qui estiment ne pas être à la hauteur du lieu. C'est le cas d'Alex : étudiant, un peu perdu entre la séparation de ses parents et sa relation avec une fille qu'il n'aime pas vraiment et qui n'attend que la perte de sa virginité. Mais, poussé par un de ses camarades, il se rend une première fois avec lui à Paranoid Park, puis se promettent de revenir le week end suivant. Alex, abandonné par son camarade le soir prévu, y retourne seul et se retrouve embarqué dans une drôle d'histoire...

Ce film de Gus van Sant, primé à Cannes et déjà Palme d'or pour Elephant, m'a davantage plus que ce dernier : le personnage est plus fouillé et plus attachant que les protagonistes rencontrés dans Elephant. Ce fait divers morbide, inspiré d'un fait réel, est l'occasion pour le réalisateur d'entrer en profondeur dans la psychologie de son personnage.

Mais je suis plus sceptique sur la mise en scène. D'abord, le film est truffé de longs ralentis, assortis à chaque occasion d'une musique différente. Ce qui rend la bande son très riche et assez agréable, mais qui m'a fait sortir du film à plusieurs reprises : "Pourquoi ce ralenti maintenant et avec cette musique ?". Au niveau scénario, le film est composé de deux parties : une première dans un désordre chronologique avec des scènes cohérentes entre elles, mais dont on sent qu'il manque un lien. Puis une seconde partie qui reprend les scènes du début en comblant les trous. La répétition de ces séquences est intéressante, même si j'ai trouvé le procédé un peu facile.

Au final, un bon film, mais je ne partage totalement les critiques dithyrambiques que j'ai pu lire dans divers journaux. Le film est tiré d'un livre de Black Nelson.
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