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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 22:25

harry-potter-7.2.jpgVoilà, je connais enfin la fin des aventures d'Harry Potter. Jusqu'à la vision du dernier film, j'ai réussi (sans faire non plus beaucoup d'effort) à ne pas découvrir ce qu'il advenait du combat entre Harry et Lord Voldemort. La conclusion cinématographique de l'aventure est d'ailleurs assez plaisante à voir.

 

On avait laissé Harry en posture assez scabreuse au milieu du tome 7. A la recherche des horcruxes qui contiennent l'âme de Voldemort, Harry, Ron et Hermione découvrent peu à peu quelles sont les nouvelles épreuves à surmonter pour vaincre Voldemort. Et ils ont intérêt à se presser, car la menace ne cesse de se faire plus pressante. Poudlard redevient une place forte pour Harry et ses amis, mais les combats entre les deux camps n'ont jamais été aussi intenses.

 

Outre le fait d'offrir une fin très cohérente à la série, ce septième épisode a pour avantage de clore de nombreuses intrigues annexes. En particulier, on sait enfin la vérité sur le comportement de Rogue, ses motivations. C'est l'un de personnages secondaires les plus troublants (incarné par le très bon Allan Rickman), et on découvre ici tout le trouble qui agite le personnage. 

 

Cet épisode est certainement le plus spectaculaire, avec notamment le grand combat autour de Poudlard, dans lequel les statues prennent vie. Le petit défaut que j'y trouve, c'est de faire d'Harry Potter le héros du film. Alors qu'auparavant, il était toujours accompagné de Ron et Hermione, ses deux camarades sont ici un peu écartés. Harry est au centre, et on perd un peu de vue le trio au profit du jeune homme à la cicatrice.

 

Au final, une série que j'ai pris beaucoup de plaisir à voir, en particulier les trois derniers épisodes. Et ce dernier ne fait pas fausse note dans l'ensemble. Reste à voir ce qui va advenir des carrières de Daniel Radcliff, Ruppert Grint et Emma Watson, les trois jeunes acteurs dont la carrière restera à jamais marquée par la série.

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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 11:13

le-moine.jpgDominik Moll prend son temps pour réaliser : depuis Harry, un ami qui vous veut du bien, il n'y a eu que Lemming. Avec Le moine, il poursuit son exploration des limites entre réalité et fantasmes, mais si on peut repérer l'intention du réalisateur, le résultat est très mitigé.

 

L'histoire est celle d'un moine espagnol du XVIIe Siècle, Frère Ambrosio. Intallé dans un couvent de campagne, de nombreux citadins font le déplacement pour assister à ses prêches. Les jeunes filles sont sous le charme, et ses compagnons voient en lui une référence. Mais tout bascule pour Ambrosio lorsqu'il accueille dans le couvent un jeune homme au masque de cire.

 

Parler de ce film est assez difficile, car il mêle des scènes assez réussies à d'autres qui sont juste grotesques. Mais soyons indulgents, et regardons d'abord ce qui est réussi. Certaines scènes du rêve qui hante Ambrosio, avec ce grand désert et cette femme en rouge, sont assez intrigantes. De même, on ressent une vraie angoisse avec l'arrivée de l'homme au masque de cire. Enfin, il y a Catherine Mouchet, qui si elle est sous-employée, donne du tonus à l'ensemble.

 

Côté raté, il y a au premier plan l'insupportable musique d'Alberto Iglesias, qui surligne le moindre effet. Et comme Moll n'est pas non plus avare de surlignage (comme lorsqu'Ambrosio cède à la tentation), on a l'impression de lire un commentaire de l'oeuvre en même temps qu'on voit le film. Puis il y a des scènes totalement ratées, comme l'apparition d'un spectre au milieu d'un cimetière fait avec des effets spéciaux des années 70 ou la fin du film, expédiée.

 

Un film très inégal donc, qui ne mérite pas forcément le déplacement, et dans lequel Vincent Cassel se débat comme il peut, n'étant pas mauvais mais pas totalement convaincant dans sa fièvre christique et orthodoxe. Un peu à l'image du film.

 

L'avis de Pascale

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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 23:00

ceux-qui-vont-mourir-te-saluent.jpgDe Fred Vargas, on ne retient souvent que son personnage principal, le commissaire Adamsberg. Pour ma part, je n'ai pas une grande attirance pour le commissaire bourru et son équipe, tout en appréciant les intrigues mises en place par l'auteur. Alors, je me tourne vers les romans sans Adamsberg. Plongée donc dans l'un des premiers romans de Vargas, situé à Rome avec les trois empereurs. Malheureusement, le plaisir n'a pas été totalement au rendez-vous.

 

L'intrigue met en scène trois jeunes gens, Claude, Néron et Tibère, amis indéfectibles. A leur côté, on retrouve Laura Valhubert, jeune femme mystérieuse, intrigante, envoûtante. Son mari, Henri Valhubert, est un conservateur français internationalement connu. Et le jour où on lui présente une oeuvre inconnue attribué à Michel-Ange, il soupçonne un faux ou un trafic au sein de la grande bibliothèque du Vatican. Et ses intuitions semblent être exactes, puisque Valhubert est assassiné lors d'un passage à Rome, devant le palais Farnèse. Débute alors une enquêté menée par la police italienne, mais que des importants intérêts français ont intérêt à contrecarrer.

 

Alors, d'où peut venir la déception ressentie à la lecture ? Peut-être à cause de la personnalité des trois empereurs, que j'ai trouvé trop monolithique, avec un Néron à moitié fou ou un Claude éperdumment épris de Laura, sa protectrice. Peut-être aussi parce que j'ai trouvé un peu vite un des maillons les plus importants de l'intrigue, qui permet de comprendre les liens qui unissent Rome et les Valhubert. Enfin, j'ai été un peu déçu que Fred Vargas ne fasse pas de Rome un personnage plus important du roman.

 

Mais le roman reste globalement plaisant, grâce au duo d'inspecteurs qui mènent l'enquête. D'un côté, l'italien qui cherche le fin de l'histoire. Et surtout, de l'autre, un français embauché pour noyer l'affaire, mais qui ne résiste pas au fait de mouiller un ministre français, frère de Henri Valhubert. Mais l'ensemble reste un peu court pour donner une vraie ampleur à l'ouvrage, un des premiers de l'auteur.  Debout les morts reste donc pour moi le roman que je préfère de Vargas, pour le moment.

 

Autres romans de Fred Vargas : Les quatre fleuves, La vérité sur Cesare Battisti

 

Ceux qui vont mourir te saluent, de Fred Vargas

Ed. Le Livre de Poche

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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 09:45

my-little-princess.jpgVioletta, jeune fille d'une dizaine d'années, vit avec sa grand-mère. Sa mère, Hannah, qui rêve de devenir artiste, s'essaie à la photographie après un échec dans la peinture. Poussé par un ami dans cette activité, elle choisit de mettre en scène Violetta dans ses créations. Mais les poses suggestives et érotiques de la petite fille créent le scandale lorsque les photos sont exposées. Si Hanna ne voit son oeuvre qu'à travers la renommée qu'elle lui apporte, sa fille souhaite arrêter dejouer à la femme désirable. Les relations entre la mère et la fille prennent vite une tournure très conflictuelle.


Film troublant, presque dérangeant, My little princess questionne clairement la limite entre exhibition et travail artistique. Questionnement accentué par le fait qu'au centre du dispositif se trouve ici une enfant d'une dizaine d'années, qu'on voit évoluer successivement avec sa grand-mère et à l'école (cadres ordinaires pour une enfant de cet âge), puis dans l'atelier de sa mère, où elle devient une autre personne. Jamais Hannah n'imagine que ce qu'elle demande à sa fille peut la faire souffrir, malgré les demandes répêtées de sa fille d'arrêter de poser nue. Pour elle, le travail artistique lève toutes les limites, et sa fille devient un objet artistique qu'elle manipule comme on le ferait avec les fruits d'une nature morte.

 

Cette relation complexe mère-fille, dont les clés sont données en partie à la fin du film, est le deuxième point au centre de l'oeuvre (intimement lié au premier). La difficulté de ces relations fait écho à celle qu'a Hannah avec celle qu'elle appelle Mamie, et qui élève Violetta. Jamais elle n'occupera ce rôle de mère, hormis pour servir de modèle à sa fille lorsque cette dernière commence son travail de modèle.

 

Film réalisé par Eva Ionesco, il est tiré de sa propre histoire (ce que je n'ai su qu'en sortant du film). Fille de la photographe Irina Ionesco, elle a posé pour sa mère, notamment pour des photos de nue, alors qu'elle n'était qu'une enfant. Ici, son personnage est tenue de manière assez forte, selon moi (mes accompagnateurs pour ce film n'étaient pas tous d'accord), par la jeune Anamaria Vartolomei, qui associe son aspect enfantin à l'artificialité qui lui vient de sa mère. Mère incarnée par Isabelle Huppert, qui je trouve réussit à associer son aspect fantasque à la folie du personnage (Souvent, la folie de ses personnages est assez austère, comme dans la Pianiste). Film qui aurait gagné à être un poil plus court, car la fin est un peu répétitive, mais que je trouve dans l'ensemble très intéressant sur les questions de l'art et de ses limites, et de l'interférence entre art et relation humaines.

 

PS : Blog en pause pour 15 jours !

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 22:35

ni-a-vendre-ni-a-louer.jpgAprès la bande-dessinée et un film sur les amours d'une personnage âgée (Les petits ruisseaux), Pascal Rabaté tente de concilier dessin et cinéma dans sa deuxième réalisation, Ni à vendre, ni à louer. Du cinéma, il y en a, indéniablement, et Rabaté est assez doué pour tenir une caméra. Pour ce qui est de la BD, le scénario lorgne vers les BD à l'ancienne, celles où une page = un gag (style Gaston Lagaffe ou Boule et Bill), tout en empruntant assez largement et clairement à Tati et Monsieur Hulot.

 

Car les personnages de Rabaté sont comme Hulot en vacances à la mer, du côté de Guérande. Mais si les lieux et les situations évoquent irrémédiablement la grande silhouette à la pipe, Rabaté s'en écarte en faisant intervenir plusieurs protagonistes. Pas d'intrigue principales, mais différents fils qui se tissent, se mêlent, se croisent et donnent finalement au fillm un côté décalé et léger tout à fait agréable.

 

L'une des réussites du film est la troupe d'acteurs qu'a réuni le réalisateur. Pour la plupart, ce sont des trognes, des visages qu'on repère vite au cinéma : Gustave de Kervern, Chantal Neuwirth, Vincent Martin, Dominique Pinon, François Damiens ou Charles Schneider. Des hommes de théâtre, pour beaucoup d'entre eux (François Morel, Jacques Gamblin, Dominique Pinon également). Et à côté du burlesque, une part de grâce, de douceur, incarnée par ce couple fortuit (Jacques Gamblin et Maria de Medeiros) à la poursuite d'un cerf-volant et d'une chaîne. Un peu de tristesse, aussi, avec Marie Kremer. Mais le tout est toujours balancé par le sourire, voire le rire avec cet homme masochiste menotté au lit. Un film plaisant, dépaysant, qui donne un bon avant-goût des vacances !

 

L'avis de Pascale

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 07:42

chico-et-rita.jpgOuh ! Cela doit faire un moment que je n'ai pas vu un dessin animé au cinéma ! Avec Chico et Rita, je me suis retrouvé plongé à Cuba et dans le New-York des années 50-60, mais également dans les grands films romantiques d'Hollywood de cette époque. Autant dire que le voyage a été plaisant.

 

Chico et Rita, c'est l'histoire d'une amour impossible. Chico est pianiste, le meilleur de Cuba, alors île de villégiature pour riches américains qui se croient tout permis. Mais il a du mal à percer, et son ami Ramon, persuadé de son talent, fait tout pour l'aide. Rita est chanteuse. Les deux jeunes gens se rencontrent dans un bal, et Chico est persuadé que Rita est la femme qu'il lui faut pour signer un grand morceau de musique. Ce qui est vrai. Mais les non-dits, l'appât du gain et l'exil sont des freins insurmontables pour les deux amants.

 

Quel plaisir de plonger dans le Cuba des années 40-50, au son des rythmes de rumba, de cha-cha-cha, puis de découvrir New-York et les plus grands jazzmen (Gillespie, Thelonious Monk). Forcément, on pense à Buena Vista Social Club, le film de Wim Wenders qui avait mis en lumière Compay Segundo, Ibrahim Ferrer ou Ruben Gonzales. On y retrouve les intérieurs cubains, les grosses voitures. Et la musique, de Bebo Valdès, qui donne tout son rythme au film, signé Fernando Trueba et Javier Mariscal.

 

Une vraie parenthèse musicale et fictionnelle dans un monde où il y a des traîtres, où les noirs sont rejettés, ne pouvant pas dormir dans les chambres des palaces dans lesquels ils se produisent. Broadway, Las Vegas et Hollywood sont des rêves pour eux, auxquels il est possible d'avoir accès, mais en étant constamment mis de côté. Une belle romance musicale, qui n'oublie les aspects politiques de l'époque.

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 07:58

le-baby-sitter.jpgComment faire, quand on a 19 ans et qu'on est étudiant, pour gagner un peu d'argent ? Proposer des cours à domicile, bien entendu. De manière plus originale, en particulier pour un garçon, on peut se proposer pour faire le baby-sitter. Eh bien, ça marche. En tout cas pour Alex, qui bénéficie des remarques positives de sa première cliente, la boulangère. C'est donc l'occasion pour lui de remplir ses placards, mais aussi de découvrir l'intimité de certains de ses voisins.

 

Car Alex devient rapidement une célébrité, et les clients s'accumulent, au point de ne plus avoir une soirée à passer avec sa petite amie. Mais pour certains clients, la prestation dépasse rapidement la simple garde d'enfant, et des relations amicales ou de reconnaissance se créent.

 

Jean-Philippe Blondel est un auteur assez talentueux. Sur des sujets a priori sans beaucoup d'enjeu, il parvient toujours à montrer l'humanité des personnages, à faire partager les sentiments qu'ils éprouvent et surtout leurs évolutions. Car Alex, un peu paumé, va peu à peu prendre de l'assurance, auprès de la boulangère, mais aussi auprès des adultes qui lui sont assez étrangers, son père éyant quitté rapidement le foyer conjugal après sa naissance. 

 

Ce qui est assez troublant, c'est que Blondel ose emmener son lecteur dans des sentiments souvent difficiles (un enfant qui manque de s'étouffer, la violence parentale, des relations amoureuses plus ou moins suivies, le désir), sans détour mais sans brusquerie. Lors de la lecture, on a toujours l'impression de baigner dans un univers confortable, serein, avant de soudainement basculer, l'air de rien, dans la détresse humaine. Une écriture sans pathos mais pleine de sentiment, qui est une nouvelle fois une agréable récréation et qui plonge le lecteur dans l'intimité de tous les personnages décrits.

 

Les avis de Laurence (que je remercie pour le prêt), Thom, InColdBlog (et son très bon billet) et plein d'autres....

 

D'autres romans de Jean-Philippe Blondel : Passage du gué, Un minuscule inventaire, Accès direct à la plage

 

Le baby-sitter, de Jean-Philippe Blondel

Ed. Buchet-Chastel

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 20:04

Pater.jpgAvec son dernier film, Alain Cavalier signe un délicieux film politique, une sotie cinématographique assez inattendue. Au centre du dispositif (c'est bien le mot à utiliser), deux personnages : l'un s'amuse à jouer le rôle de Président de la République (Cavalier lui-même), l'autre son Premier Ministre (Vincent Lindon). Mais le film ne cherche pas à singer les instances du pouvoir : les scènes sont tournés dans leurs appartements respectifs, voire en pleine forêt, et chacun parle à plusieurs reprises de l'ambiguité qu'il y a à  interprêter de tels personnages.

 

Car ici, le spectateur n'est pas projetéé dans une fiction, mais découvre les protagonistes en train de la créer. Pourtant, les sujets abordés sont considérablement politique : comment instaurer une politique de salaire maximum ? Et quelle limite fixer ? De 1 à 15 comme le souhaite le Président ? Ou de 1 à 10 comme le veut le Premier Ministre ? Ce désaccord sera à la base des tensions entre les deux hommes, jusqu'à ce que le Président décide de changer de Premier Ministre.

 

C'est un film tout à fait espiègle que signe Cavalier. On y découvre Lindon comme jamais, avec un visage souvent secoué par des tics nerveux, et une démarche volontaire. Et sa sortie envers le propriétaire de son logement, incapable de dire non aux desiderata d'une grande marque de vêtement mais qui n'hésite pas à ennuyer les locataires, est assez réjouissante. Alain Cavalier continue d'explorer les limites du cinéma, en proposant des mises en scène totalement inattendues, et signe un des films politiques les plus intéressants de ces dernières années. A découvrir.

 

PS : Et si vous n'avez pas vu Thérèse, du même Cavalier, avec la géniale Catherine Mouchet (film vu récemment), je ne peux que vous conseiller de le voir également. 

 

L'avis de Pascale

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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 18:43

la-presence.jpgLes éditions Les Allusifs lancent une nouvelle collection, qui a pour thème les peurs. Celles que les auteurs éprouvent, et qu'ils tentent de décrire dans un ouvrage. Dans cet opus, Pierre Jourde raconte sa peur : celle du moment où il doit s'endormir, dans des lieux sombres, cloîtrés, isolés et vides, dans lesquels il sent une présence hostile.

 

Cette peur, il se la remémore à différentes occasions, mais elle remonte à son enfance. Lorsqu'il passait la nuit, seul, dans la ferme familiale dans un petit hameau d'Auvergne, et qu'il pensait constamment qu'une présence était là. Depuis, il est persuadé d'avoir, à plusieurs reprises, été confronté à cette présence. Et même si tout autour de lui indique que sa peur est irrationnelle, comme lors d'un séjour en Suisse, il n'arrive pas à s'en détacher.

 

Dans ce court ouvrage, Pierre Jourde se dévoile, part d'émotions et de sentiments intimes pour traiter, de manière très littéraire et philosophique, cette peur des greniers, des petits espaces plongés dans le noir au sein d'une demeure vide. Il passe allégremment des descriptions de ces moments douloureux à l'analyse de cette phobie, y voyant une crainte d'une présence alors que lui-même serait absent, endormi (c'est très raccourci, mais c'est ce que j'en ai retenu).

 

Petit ouvrage qui n'est pas forcément très facile d'accès, mais qui permet de plonger avec un certain plaisir dans les affres émotionnelles et non-littéraires d'un auteur.

 

Je remercie Babelio pour l'envoi de cet ouvrage.

 

L'avis de George

 

La présence, de Pierre Jourde

Ed. Les Allusifs - Les Peurs

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 09:13

Ah la la ! parfois, le temps file, et les choses qu'on avait prévues de faire passent au second plan. Cette fois, c'est ce blog qui a fait les frais de l'organisation de surprises, de piques-niques, de repas, de répétitions et de représentations théâtrales. Car il y a certaines choses dont j'aurai aimé parler plus tôt, avant que les spectacles ne disparaissent de l'affiche.

 

Comme Trois hommes dans un salon, qui met en scène Brel, Ferré et Brassens, d'après leur discussion tenue le jour de la célèble photo les regroupant tous les trois. Dans une mise en scène d'Anne Kessler, les trois acteurs qui jouent les chanteurs (respectivement Eric Ruf, Laurent Stocker et Grégory Gadebois), ainsi que Stéphane Varupenne, donnent vie à ces personnages, et le spectateur est ravi de les apercevoir débattre de leur relation aux femmes, de la création artistique, de claude François.

 

J'aurai aimé parlé plus tôt également de Que faire ? (le retour), à la Colline. Pièce de Jean-Charles Masséra er Benoît Lambert, mise en scène par ce dernier, elle donne à voir deux personnages, âgés, réfléchir à ce qu'est la société, la relation entre l'art et la politique. Pièce riche, admirablement servie par deux très bons acteurs : François Chattot, et surtout Martine Schambacher, d'une liberté et d'un fantasque fou.

 

Mais aussi de La séparation, le film de l'iranien Asghar Farhadi, qui donne à voir la vie contemporaine à Téhéran. Sur fond de séparation conjugale, on assiste à une enquête sur la perte d'un enfant pas encore né, à une plongée toujours subtile dans des milieux très religieux ou détaché de ce lien fort avec la religion. Le tout est servi par des acteurs formidables, et le film, en ne donnant aucune leçon, met perpétuellement le spectateur en position de s'interroger sur tous les personnages.

 

Mais voilà, je n'ai pas eu assez de temps. Alors, maintenant que les vacances démarrent (elles seront espacées) et que d'autres projets sont à l'ordre du jour (un départ de région parisienne notamment), je mets ce blog en pause, pour cet été. Il n'est pas impossible que je vienne y publier un billet de temps à autre, mais rien de très régulier. Je vous souhaite donc à tous de très bonnes vacances, un bel été, et à bientôt.

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