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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 09:10

traviata-et-nous.jpgUn spectacle d'opéra, mine de rien, est une vraie prouesse. Pour que tout fonctionne, il faut que s'accordent les chanteurs, solistes et choeurs, et l'orchestre, le tout dans une mise en scène précise. C'est dire le nombre de contraintes, techniques et artistiques, qui se pose à chaque représentation. C'est cette alchimie très particulière que décortique ce très beau documentaire.

 

Le réalisateur, Philippe Béziat, a choisi de suivre le travail de Jean-François Sivadier sur la Traviata, l'un des opéras les plus populaires et connus du répertoire. Le spectacle a été présenté lors du festival d'Aix à l'été 2011. Dans le rôle de Violetta, on retrouve Nathalie Dessay, la chanteuse lyrique française la plus populaire du moment. A ses côtés, il y a Charles Castronovo qui incarne Alfredo Germont, celui dont Violetta, malade, tombe follement amoureuse. Puis il y a bien entendu Giorgio Germont, le père, qui pose un ultimatum à Violetta : elle doit renoncer à son amour pour favoriser les destinées de la soeur d'Alfredo. C'est Ludovic Tézier qui prête sa voix au père.

 

La construction du documentaire est très intéressante. Chronologiquement, elle suit le rythme de l'opéra. Du coup, on entend une grande partie de l'opéra, chantée en répétition ou interprétée lors de la générale. Puis, il y a la description de la construction d'une mise en scène. On débute dans une salle de répétition, avec les solistes et un piano, pour débuter la mise en place. On découvre les discussions entre Sivadier et les chanteurs. Nathalie Dessay exprime également sa crainte face à certains airs, qui nécessitent une grande technique et qui ne sont pas évidents à rendre sur scène.

 

Puis, petit à petit, s'ajoutent les choeurs. En parallèle, l'orchestre répète avant de venir lui aussi se greffer à l'ensemble. Enfin, c'est la découverte de la scène, avec des costumes et des maquillages qui s'intègrent peu à peu. Au final, on découvre un petit bout du spectacle, tel qu'il a été donné à voir aux spectateurs.

 

C'est vraiment passionnant de voir cette construction, le travail d'actrice de Nathalie Dessay, qu'on apprend à faire tomber, la réflexion sur la mise en scène de Sivadier. Et puis la Traviata est vraiment un bel opéra, dramatique, fort, violent. Et je ne résiste jamais à la confrontation entre Violetta et Giorgio, dans cet air où il demande à la malheureuse de pleurer. Vraiment, un très beau documentaire !

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commentaires

flo 16/11/2012 15:04


Piangi... piangi... piangi, o misera... (aaaah!)

Yohan 17/11/2012 13:30



Mais non, ne pleure pas !



Liliba 16/11/2012 11:34


Oh j'adorerais voir ça !!!! Et la Traviata, c'est si beau...

Yohan 17/11/2012 13:30



D'aiileurs, je l'écoute régulièrement. Siinon, même si je sais que tu n'as toujours le temps, le doc passe encore dans les cinémas de Lille (au Métropole ou au Majestic !)