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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 22:45

par-hasard-et-pas-rase.jpgComme c'est plaisant de retrouver les salles de théâtre ! Alors que le second semestre de 2011 a été marqué par une abstinence scénique un peu forcée (déménagement et prise de repères oblige), l'année 2012 démarre en fanfare. Pour commencer, une petite fantaisie musicale autour de Serge Gainsbourg.

 

Lucien prépare un nouveau tour de chant, consacré à Gainsbourg. Avec ses trois musiciens et deux choristes, il peaufine son spectacle. Mais désabusé et entouré de camarades un peu dilettantes, il est assez mal à l'aise. Pourtant, lorsque le spectacle commence, Lucien reprend ses aises, et les chansons de Gainsbourg lui servent de tremplin.

 

Philippe Duquesne, ancien Deschiens, est au centre du spectacle. Il incarne un chanteur en tournée en peu minable, puis se transforme progressivement pour rejoindre l'image de Gainsbourg. Le début du spectacle est pourtant un peu inquiétant, car on sent que le rythme et l'alchimie entre les comédiens n'est pas là (peut-être est-ce volontaire, peut-être dû au fait que certains sont plus musiciens que comédiens, peut-être dû à la jeunesse du spectacle). Mais l'ensemble prend  de la consistance, et le prétexte du début de la pièce (répétitions, puis présentation du spectacle) disparait au profit d'une approche plus intimiste.

 

Mais ce qui est le coeur et la force du spectacle, ce sont les chansons de Gainsbourg. Accompagné au piano par Joël Bousquet, à la contrebasse par Patrice Soler, à la batterie par Guillaume Arbonville et par deux choristes (Célia Catalifo et Adeline Walter), Duquesne est un bel interprète du répertoire de l'homme à tête de chou. Quelques grands classiques (La javanaise, Requiem pour un con, Harley Davidson dans une très belle version réarrangée, l'ami Cahouette), mais aussi des chansons que je ne connaissais pas (Black trombone, variations sur Marilou). Un spectacle très agréable, malheureusement un peu desservi par l'acoustique du Phénix, pas très bonne, mais qui donne à entendre la poésie, l'inventivité et la science musicale de Gainsbourg.

 

Spectacle de passage à Marseille pour 15 jours en janvier (La Criée), puis en tournée, notamment à Malakoff, Reims, Cebazat, Sénart, Châlons-en-Champagne...

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