Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 19:06

never-let-me-go.jpgJe n'y connais pas grand chose en science-fiction, mais il y a un genre que j'apprécie : l'anticipation. Dans le sens : pas de grandes balades dans l'espace ou de monde très futuriste, mais voir comment, dans un futur proche, les nouvelles technologies, les choix de sociétés (politiques, écologiques) auront un impact sur nos vies et comportements. C'est dans ce genre que je range le bon film de Mark Romanek, Never let me go. Avec une spécificité pour ce film : c'est de l'anticipation... dans notre passé !

 

Que j'explique : l'innovation en question (que je ne citerai pas pour ménager le suspense) a lieu dans les années 1950, et on suit son application dans les années 1970 à 1990. Les décors sont donc conformes à ce qui existait à l'époque, comme les vêtements ou les véhicules. Pas de risque donc de vieillesse prématurée du film pour cause d'effet de mode dans notre vision du futur (comme en souffre Fahrenheit 451, de Truffaut, par exemple).

 

L'histoire, c'est celle de trois amis, Kathy, Thommy et Ruth. On les découvre enfants, dans une institution austère dirigée par une directrice qui l'est tout autant (Charlotte Rampling). Si les enfants, dans un cocon, ne perçoivent pas le danger qui rôde, une de leurs enseignantes, nouvellement arrivée et rapidement débarquée, les informe de la raison pour laquelle ils sont dans cette institution (Je n'en dirai rien, pour ne pas gâcher votre plaisir).

 

Mais entre les trois amis, l'amitié se transforme en rivalité amoureuse, Ruth piquant Thommy à Kathy. Surtout, les trois jeunes gens savent que leur vie est comptée (pourquoi ? vous ne le saurez pas !!!), et que cet épisode amoureux n'est qu'un moment agréable qui ne peut pas durer.

 

Never let me go, adapté d'un roman de Kazuo Ishiguro, est un film très agréable à voir, très joliment réalisé et interprêté, et intelligemment écrit. Jamais le spectateur n'est pris pour un zozo, et petit à petit, il découvre la  vie de ces trois jeunes gens, pathétiques dans leur foi en une possible survie. Carey Mulligan, Andrew Garfield et Keira Knightley sont tous les trois très bons, offrant à leur personnage la profondeur qui sied au film. De la science-fiction intelligente, intelligible, et qui mérite le déplacement.

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Joël 14/03/2011 00:24



Comme me l'avait fait remarquer un ami, dans le film, on apprend quand même très tôt la raison du pourquoi alors que dans le livre, c'est beaucoup plus progressif.



Choupynette 13/03/2011 17:54



as-tu lu le roman de ishiguro?



Yohan 13/03/2011 18:35



Non, pas lu le roman, j'ai donc vu le film totalement vierge !