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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 22:02

minuit à ParisWoody continue sa tournée des villes européennes. Après Londres, Barcelone, et prochainement Rome (et un petit retour à New York, tout de même), le voici qui arpente les rues de Paris. Une ville de fantasmes, littéraires et cinématographiques, dans laquelle son double (Owen Wilson, très convaincant) va se perdre avec délectation.

 

Pourtant, Gil n'est pas très heureux de sa tournée à Paris. Venue avec sa future épouse et ses parents conservateurs qui ne pensent qu'à organiser la noce et profiter de la ville, Gil rêve de flâner, d'escapades nocturnes et de marches sous la pluie. Car il est à court d'inspiration, et son travail de scénariste n'est qu'un boulot alimentaire, son objectif étant d'écrire un roman. Gil a surtout un problème avec l'époque moderne. Son âge d'or, c'est le Paris des années folles, celui de Picaso, Hemingway, Scott et Zelda Fotzgerald, Gertrude Stein,... Et, coup de chance, car tous les soirs à minuit, une voiture l'emmène dans cette époque bénie.

 

Allez, je ne boude pas mon plaisir, j'ai trouvé que le film était agréable, un plaisant divertissement. Les envollées dithyrambiques de Télérama me laissent perplexes, mais le film a un certain charme désuet, en partie lié à son côté fantastique. Car c'est vraiment la partie la plus intéressante, l'époque contemporaine étant plus là pour poser le personnaqge de Gil. Alors, c'est avec plaisir qu'on découvre ces artistes, qu'on suit cette période de séduction avec la maîtresse de Picassso (Marion Cotillard, très bien) dans ces quartiers cosmopolites, même si le tout fait au bout d'un moment un peu galerie du musée Grévin. A la  différence que les personnages sont vivants. C'est aussi un petit plaisir de retrouver dans des rôles de figuration de nombreux acteurs français familiers (Thierry Hancisse, Audrey Fleurot, Guillaume Gouix, Serge Bagdassarian, Michel Vuillermoz, Olivier Rabourdin). Mais aussi Gad Elmaleh, qui tient dans son rôle la scène la plus drôle du film.

 

Film qui débute comme une carte postale (le syndrôme Vicky Cristina Barcelona m'a effleuré), mais qui prend ensuite ses distances. Et avec une morale que je trouve assez savoureuse, en ces temps de déclinologie permanente : le passé est un fantasme, une reconstruction, qu'on voit toujours plus beau qu'aujourd'hui et que ceux qui l'ont vécu.

 

Autres films de Woody Allen : Vicky Cristina Barcelona, Whatever works

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commentaires

Véranne 11/06/2011 23:18



J'ai bien aimé ce film, et même plus, ravie de sa jonglerie d'un temps à l'autre et de la grâce de l'atterrissage final. Mais effectivement il ne correspond pas aux goûts de tous les spectateurs,
tout comme les précédents.


On reproche parfois à Woody Allen de "faire du Woody Allen", mais finalement ces accueils divers montrent qu'il ne se répète pas tant que cela...



Yohan 13/06/2011 15:57



J'aurai du mal à classer les films de Woody Allen dans une seule et même catégorie. Rien que pour ses derniers films, il n'y a pas grand chose à voir entre Match Point, Minuit à Paris, Vicky
Cristina Barcelona et Whatever works (pour ceux que j'ai vu). C'est marrant de voir comment on peut reprocher à certains réalisateurs de faire souvent le même film (Woody Allen) et à d'autres de
s'éloigner de ce qu'ils font habituellement (comme cela peut- être le cas pour le dernier film des Dardenne, film plus optimiste que d'ordinaire).



Jérémy 10/06/2011 11:45



Woody Allen ne surpend plus dans sa mise en scène, mais j'ai trouvé un charme singulier à ce 'Minuit à Paris'. La nostalgie du temps passé, le carpe diem du présent... des sujets traités avec
poésie et humour (Wilson est parfait) tout en restant touchant.



Yohan 13/06/2011 15:48



Oui, un plaisant divertissement, pas novateur, mais qui permet de passer un moment agréable. Rien d'extraodinaire, mais une histoire fantastique qui m'a bien plû.