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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 20:10

emotifs anonymesJean-René est la patron d'une chocolaterie aux productions jugées désuètes. Pour relancer sa fabrique, il décide d'engager Angélique, jeune femme passionnée par le chocolat. Sauf qu'Angélique n'obtient pas le poste attendu à la fabrication, et devient représentante de commerce. Le hic, c'est qu'Angélique est émotive : elle tombe dans les pommes à la moindre émotion inattendue. Et comme son patron n'est pas mieux loti, il lui est difficile d'exprimer ce qui ne va pas.

 

Jean-Pierre Améris fait une introduction dans la comédie, avec un film tout à fait réjouissant, et qui remplit parfaitement son objectif initial. En prenant comme thème les émotifs maladifs, il aborde un sujet peu traité aujourd'hui, dans notre société où la confiance en soi est primordiale. Le ressort comique repose sur le fait qu'Angélique et Jean-René sont tous deux émotifs, mais ne le savent pas. Résultat, ils ont peur de la réaction de l'autre, alors qu'ils sont autant paniqués l'un que l'autre.

 

Dans un décor très doux, aux couleurs pastels et au charme désuet comme les chocolats de la Fabrique de chocolat, les deux personnages évoluent dans un monde chocolaté, essayant d'aller vers celui qu'ils n'osent pas approcher. Jean-René est aidé par un psychologue, alors qu'Angélique assiste aux réunions des émotifs anonymes (réunions qui existent vraiment). Et la confrontation de ces deux destins donne lieu à des moments très drôles et improbables, comme lors de ce premier dîner en tête à tête, ou lors du salon du chocolat de Roanne. Le spectateur a également droit à un passage de comédie musicale, inspiré de la Mélodie du bonheur.

 

Mais le film vaut également pour ces deux acteurs principaux. Benoît Poelvoorde, dans un registre comique très différent de celui dans lequel il évolue, est ici à son avantage. Mais surtout, c'est Isabelle Carré qui crève l'écran. Actrice de talent, au registre très large (en début d'année, elle était une junkie enceinte dans Le refuge de François Ozon), elle apporte sa fraîcheur et une candeur tout à fait opportune à Angélique. Un film charmant, et Isabelle Carré n'est pas pour rien dans le charme distillé !

 

Les avis de Pascale (sous le charme de l'émotif Jean-Pierre Améris), de Lo

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