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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 23:02

les-chaussures-italiennes.jpgFredrik Welin est un vieil homme solitaire. Il vit sur une île, avec son chien, son chat et la fourmilière qui envahit progressivement une pièce de sa maison. Ancien chirurgien, il a dû quitter son métier après une erreur médicale. Sa vie amoureuse est le symbole de son envie d'être seul : il a quitté du jour au lendemain sa fiancée de l'époque en partant de la Suède pour les Etats-Unis. Il pense sa vie rangée : un plongeon dans le lac après avoir creusé un trou, la visite de Jansson, le facteur. Tout bascule lorsqu'une femme en déambulateur arrive chez lui. C'est Harriett, la femme qu'il a quitté sans mots dire ni explication il y a de nombreuses années. De là, sa solitude est totalement remise en cause.

 

Ce roman me laisse une impression étrange, un peu à l'image du personne central. Je m'y suis promené sans déplaisir, loin de là, mais avec une nonchalance un peu blasée. Je n'ai pas été surpris par ce qui s'y passe, alors que les rencontres de Fredrik sont au final assez étonnantes, comme celle de cette jeune fille étrangère qui se promène presque constamment avec un sabre.

 

Fredrk Welin a une forme de constante indécision qui ne m'a pas aidé à entrer dans le roman. Basculé dans ses habitudes par les arrivées inopinées de nombreux personnages de son passé, il ne sait comment les intégrer à son monde actuel. Son ouverture vers les autres, symbolisée notamment par une fête d'été sur l'île, constraste avec la mort qui plane tout au long du roman au travers de plusieurs personnages. D'ailleurs, Fredrik lui même ressent les effets de l'âge.

 

Ma première rencontre avec Mankell est donc mitigée. J'ai apprécié ce voyage suédois, mais le rythme assez lent du roman m'a déconcerté. Je crois que le manque d'empathie avec les différents protagonistes (Welin est tout de même parfois antipathique) ne m'a pas aidé à entrer de plein pied dans l'ouvrage.

 

Roman qui entre dans le cadre du 12 d'Ys , parcours littéraire pour aider Ys à vider ses étagères et à assouvir ses lointaines envies de lecture. Parcours qui devrait durer toute l'année, et devrait également m'aider à vider les miennes !

 

Les chaussures italiennes, d'Henning Mankell

Traduit du suédois par Anna Gibson

Ed. Points

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commentaires

Caroline 22/01/2012 22:42


Bien que "jeune", j'ai adoré ce roman, un vrai coup de coeur !! J'ai trouvé qu'au contraire, les bons sentiments
étaient évités, on reste toujours hors d'un pathos vers lequel l'intrigue aurait pu tendre facilement, pour rester dans une forme de retenue, à l'image de ces personnages tout en
sensibilité (enfin, c'est mon avis ;-) !!

Yohan 04/02/2012 15:53



Je comprends tout à fait ton avis positif, mais la retenue dont tu parles est peut-être trop importante pour moi. Surtout, je n'ai jamais ressenti de sympathie pour les personnages, d'où ma
déception.



prune 14/01/2012 07:15


J'ai été un peu mitigée aussi, mais pour d'autres raisons. J'ai trouvé trop de bons sentiments dans ce roman. Pour l'instant mon préféré de Mankell hors polar a été Profondeurs, beaucoup plus
noir et avec un personnage principal (encore) beaucoup plus antipathique.

Yohan 15/01/2012 19:36



L'aspect "bons sentiments" est également un des points qui explique mes réticences. Merci pour le conseil, j'irai peut-être plonger dans les Profondeurs ;-)



Hermine 13/01/2012 18:35


J'ai vraiment beaucoup aimé ce roman de Mankell , qui n'est pas un policier. Toi tu n'as accroché. Normal : tu es trop jeune pour ce type de récit! Je m'étais dit ,en le lisant, que seuls les
"vieux" ( ceux qui commencent à regarder derrière eux et moins devant...) pouvaient apprécier ce type de roman.

Yohan 15/01/2012 19:34



Trop jeune, peut-être. Même si je ne pense pas qu'il faille un âge (ou un sexe) pour apprécier un roman. Je te piquerai un policier un de ces jours ;-)



Ys 13/01/2012 18:05


Je crois bien que c'est le premier avis mitigé que je lis sur ce livre, d'habitude, c'est beaucoup plus enthousiasme. Pour ma part, j'ai trois volumes de Wallander qui m'attendent depuis
longtemps...

Yohan 15/01/2012 19:34



J'ai moi aussi été surpris de mes réticences en repensant à tous les éloges entendus un peu partout. J'ai tout de même réussi à trouver quelques lecteurs un peu mitigés, comme moi. Pas d'autres
Mankell en vue, mais ce premier essai n'est pas rédhibitoire.