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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 20:02

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Chez Christophe Honoré, j'aime beaucoup certains de ces films, comme Non, ma fille tu n'iras pas danser ou Les chansons d'amour. Mais je n'aime pas tout dans ses créations. Dans Paris m'avait ennuyé et le seul roman que j'ai lu de lui m'avait laissé perplexe. Pour ce qui est de son dernier film, l'impression est mitigée : de très bonnes choses, mais pas tout le temps.

 

Le très bon, c'est quand Christophe Honoré raconte l'histoire de Véra, jeune femme des années 90, amie d'un homme qui l'aime mais qu'elle ne considère que comme un ami, et amoureuse d'un musicien homosexuel. A travers la rencontre dans un club de Londres, ou lors de cette nuit d'hôtel, le 11 septembre 2001 à Montréal, Honoré montre qu'il sait filmer l'amour fou d'une femme, au comportement parfois insensé. Cette tension, cet équilibre souvent ténu est au coeur du film, et donne à Chiara Mastroianni un merveilleux rôle sous la caméra d'Honoré. A ses côtés, Louis Garrel, comme souvent très bon également chez Honoré, a un rôle sobre d'amoureux incompris et marque les esprits.

 

Il y a aussi des moments intéressants, mais pour lesquels il manque un peu de rythme. C'est le cas pour l'histoire de Madeleine, la mère de Vera (Catherine Deneuve). Partagée entre deux hommes, son mari (Michel Delpech) et son ancien mari tchèque (Milos Forman), elle n'arrive pas à choisir, et s'offre de multiples escapades entre l'un et l'autre, entre Reims et Paris. De très beaux moments, comme avec la venue de Louis Garrel à l'anniversaire de Vera, mais un petit manque de tension.

 

Et puis il y a les moins bons. Le début, en fait. L'histoire de la rencontre entre Madeleine (Ludivine Sagnier) et Jarolim, son amant tchèque. Du moins bon, car je n'ai pas cru en cette histoire. Manque de conviction des personnages, dont je n'ai pas ressenti le trouble amoureux, manque de crédibilité dans la recomposition de l'époque, où je n'ai vu que de la reconstitution un peu facile. C'est peut-être dû aux interprètes (je n'ai jamais été très convaincu par Ludivine Sagnier), mais aussi peut-être aux parties chantées, moins entraînantes, moins réjouissantes et moins en adéquation avec le film. Honoré et Beaupain, son compositeur, n'ont pas réussi à reproduire la force des Chansons d'amour, qui mêlaient un drame et des chansons entêtantes.

 

Au final, un film inégal, qui vaut pour de très beaux moments, mais au cours duquel un léger ennui est parfois venu s'immiscer.

 

Autres films de Christophe Honoré : La belle personne, Non, ma fille, tu n'iras pas danser

Livre de Christophe Honoré : Scarborough

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commentaires

Emeraude 13/09/2011 18:30



Je suis d'accord avec ton avis mitigé. Pour ma part, je trouve que Louis Garrel devrait changer de registre. Il est peut être très bon mais il joue toujours le même rôle... Quant aux parties
chantées, j'ai tendance à ne pas aimer ça en général (à moins qu'on ne soit réellement dans une comédie musicale type broadway, là j'adore !)