Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 11:25

le-silence-ne-sera-qu-un-souvenir.jpgAprès de longues années de silence, Miklus a décidé de parler. Le chef du camp gitan, installé sur une rive slovaque du Danube, retrace la vie du camp depuis 1942 et l'arrivée au camp de Lubcko, un gadjo arrivant avec son violon, à l'histoire de Dilino, le jeune garçon laissé de côté car un peu différent des autres.

 

Bon, je crois que je ne vais pas trop parler de l'intrigue, car j'ai lu l'ouvrage sur un laps de temps assez court, et de nombreux détails m'ont déjà échappé quelques jours après la fin de ma lecture. Retour donc sur quelques impressions de lecture, qui sont finalement assez bonnes.

 

Impressions bonnes, car j'ai trouvé que Laurence Vilaine arrivait de façon très impressionnante à nous plonger dans le monde gitan et slovaque en restant très abordable. Le lecteur sait qu'il est en terre inconnue, dans une culture qu'il ne connaît pas ou peu, et pourtant, je ne me suis jamais senti dérouté par cette intrigue. Et ce n'est pas parce que l'auteur simplifie l'histoire ou l'occidentalise, mais parce qu'elle parvient à transmettre cette culture aux néophytes de façon très subtile, sans didactisme ni obscurité.

 

Le deuxième bon souvenir que j'ai du roman est lié à cette plongée dans l'histoire d'un camp gitan. Pas de généralisations abusives ou de grands discours humanistes, juste la chronique d'un camp, marqué par les rivalités entre personnes, la folie de certains protagonistes ou le rejet de certains membres du clan. Le personnage de Chnepki, appelée la vieille et qui est à l'origine de l'histoire racontée dans ce roman, est passionnant. Il évolue de façon assez inattendue au long du roman, mais ces changements sont toujours justifiés par l'intrigue.

 

Le troisième bon souvenir est lié à l'écriture de Laurence Vilaine. Car ce premier roman est très agréable à lire. J'ai une petite réticence sur le choix en fin de roman d'intercaler un nouveau narrateur, alors que l'ensemble de l'histoire est vue auparavant par les yeux de Miklu s, mais c'est vraiment pour chipoter. Un roman à découvrir par ceux qui s'intéressent à la vie de la communauté gitane, mais aussi par ceux qui apprécient les romans sur fond historique bénéficiant d'une écriture prenante.

masse_critique.jpg

 

Le silence ne sera qu'un souvenir de Laurence Vilaine

Ed. Gaïa

Partager cet article

Repost 0

commentaires

emmyne 15/12/2011 22:11


je viens de le terminer et donc de lire ton billet. Je ne suis complètement laissée envoûter par cette lecture. Et quelle écriture, comme tu le soulignes. Contrairement à toi, j'ai beaucoup aimé
l'alternance de voix dans le dernier tiers du livre, l'émotion y est encore plus saisissante.

Yohan 30/12/2011 22:24



Merci de mettre ici ce commentaire très positif, car je suis convaincu que ce roman peut trouver son public. Je suis un plus réservé que toi, mais je comprends ton enthousiasme.



Kathel 26/11/2011 12:53


deuxième avis que je lis sur ce roman, et qui me donne toujours envie de le lire !

Yohan 29/11/2011 22:23



Eh bien, je pense que tu sais ce qu'il te reste à faire : augmenter ta pile ;-)