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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 19:30

roilearprologue.jpgDe Shakespeare, je ne connais rien, ou presque. Maintenant, je peux dire que j'ai vu une pièce de l'auteur anglais. Enfin, le prologue d'une pièce. Ou plutôt une version muette et musicale de ce prologue. Montée et jouée par une troupe ukrainienne, cette lecture du Roi Lear est une belle réussite.

 

De Shakespeare, on n'entendra pas les vers. On retrouve dans le spectacle la trame de la pièce, avec un roi qui demande à ses filles de lui faire un éloge. Les deux premières s'acquittent fort bien de la tâche, la dernière est plus timide. Elle sera rejetée, mais le roi se rend vite compte de son erreur lorsqu'il est mis à l'écart, lui aussi, par ses filles.

 

La mise en scène est pleine d'invention et d'idées. La première partie est centrée autour d'un festin où le roi est présenté comme une star du gangsta rap et où la seule nourriture est de la coke. Le rythme est enlevé, on danse, les musiciens chantent (fort bien d'ailleurs) et on a presque envie de monter sur scène avec eux. Tout cela est fortement expressif, malgré les masques portés par tous les personnages. C'est un très beau travail sur le corps et son expressivité, et cela rend très bien.

 

La deuxième partie, consacrée à la déchéance du roi, est bien plus crépusculaire. A la fête du début succèdent des lumières tamisées et des crânes prennent place en avant-scène. Les éclairages, noirs et rouges, sont magnifiques et tous les déplacements sont très bien chorégraphiés, donnant une impression de fluidité.

 

Je ne savais rien du spectacle et je l'ai beaucoup aimé. La mise en scène de Vlad Troitskyi est vraiment très surprenante et l'ensemble des acteurs, musiciens (DakhaBrakha, très beau groupe) et techniciens signe vraiment une belle performance. Une bien belle surprise.

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