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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 12:48

L'opéra est un art que je trouve formidable. Et une nouvelle fois, Le barbier de Séville n'a pas dérogé à la règle, et m'a vraiment enchanté.

 

L'opéra de Rossini reprend l'intrigue de la pièce de Beaumarchais. Le Comte Almaviva tente de séduire, avec l'aide du barbier Figaro, une jeune fille, Rosina, que son tuteur, le docteur Bartholo, retient prisonnière chez lui, car il souhaite l'épouser. Almaviva se travestira donc pour arriver à ses fins (policier, professeur de musique) : séduire la belle (mais il n'a besoin de fournir beaucoup d'efforts pour cela) et écarter le tuteur (plus périlleux).

 

L'opéra de Rossini se classe parmi les opéra bouffe (je n'y connais pas grand chose en opéra, j'ai au moins appris cela). Ce côté bouffe, voire burlesque, est merveilleusement rendu par de nombreux aspects de l'oeuvre. Tout d'abord, l'intrigue est rocambolesque : on escalade par une échelle pour rentrer par le jardin, on fait croire à un des personnages qu'il est malade, et il le croit,... Les travestissements jouent également leur rôle dans cet aspect de trop-plein. Mais le côté bouffe est également visible par le biais des peronnages, très caricaturaux et efficaces, notamment Bartholo, et par les mélodies de l'opéra. Plus particulièrement, ce sont les airs qui sont frappants : il y a beaucoup d'effets dans les chants, beaucoup de prouesses, que ce soit en terme de gamme ou de vitesse de prononciation; Ainsi, le célèbre "Figaro, Figaro Figaro" du premier acte est très représentatif, comme le sont les airs de Rosina, très enjolivés.

 

Entre les passages chantés, Rossini intègre quelques moments parlés, mais qui passent très bien, en particulier grâce à la mise en scène de Coline Serreau, pleines de surprises, qui n'hésite pas à souligner les efftes du texte mais le fait de manière très drôle. Elle se permet même, à la fin de l'opéra, d'intégrer un ballon de football sur scène, ce qui passe sans aucun problème. A noter également les costumes, très beaux, mais surtout les décors, magnifiques, représentant l'intérieur d'une maison sévillane qui se dévoile au milieu du premier acte.

 

Tout cela pour dire que j'ai passé une excellente soirée pendant laquelle j'ai découvert un opéra dont je connaissais pas mal d'airs (l'ouverture, La calumnia, Figaro,...) mais tous concentrés dans le premier acte, ce qui m'a permis de découvrir beaucoup d'autres airs dans le second acte. Un spectacle dont on sort avec l'envie de chanter et de s'amuser, tellement tout cela est pétillant et agréable.

 

Pour vous faire une idée de la mise en scène et des costumes, une vidéo sur le site de l'opéra avec la fin du 1er acte (magnifique, avec une autre distribution).

 

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commentaires

Joël 14/04/2010 11:35



Je voulais dire que même sans les décors (superbes), le spectacle restait très intéressant, la mise en scène étant encore très visible, justement !



Yohan 21/04/2010 15:50



Pardon pour la méprise, Joël ! Mais la somptuosité des décors fait que cela doit manquer, tout de même !



Joël 12/04/2010 10:47


J'avais vu cette même production deux fois il y a deux ans (mais je ne me souviens pas du ballon de foot), dont une fois sans décor (en raison d'une grève), c'est là qu'on se rend véritablement
compte de ce que représente le travail de mise en scène ! (Il y aura un autre Rossini en juin/juillet : La Dame du Lac.)


Yohan 14/04/2010 08:13



Il ets vrai que sans décor, le spectacle doit perdre de sa magie, car la mise en scène apporte beaucoup à cet opéra. Pour La dame du lac, je note, mais il faut voir avec notre planning ;-)