Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 07:52

Un jeune étudiant, paresseux sur les bords, est admis dans une nouvelle école et tombe fou d'admiration pour un de ses professeurs. Littéralement obsédé par ce dernier, il fait tout pour en être proche : il s'inscrit à ses cours, loge dans la même maison,,... Il finit par devenir le secrétaire particulier de celui qu'il admire. Mais il ne s'explique pas toujours le comportement de son maître, capable de quitter sa femme et sa maison pour plusieurs nuits sans prévenir personne, ou faisant preuve envers son élève d'une froideur inhabituelle. C'est que le maître cache un secret bien difficile à révéler.

 

Quel plaisir de se plonger à nouveau dans l'écriture de Zweig. Une nouvelle fois, c'est un bonheur de découvrir la vie de cet étudiant et sa relation avec ce maître sous la plume de l'écrivain autrichien. Ici, il ne déroge pas à son thème de prédilection, la passion. Cette fois, elle prend la forme de l'admiration d'un étudiant envers son maître, admiration qui fait que cet élève assez peu studieux devient une bête de travail. C'est même lui qui sera à l'origine du fait que son maître se remette à son grand oeuvre : une histoire du théâtre du Globe, avec comme figure centrale Shakespeare et ses compagnons comme Marlowe.

 

Comme souvent, les personnages de Zweig sont des êtres blessés, marqués par l'existence et par les épreuves. C'est ici surtout le cas du maître, homme mystérieux, qui vit auprès d'une femme attentionnée mais qui a des réactions souvent déroutantes. Ces sorties la nuit, dont il rentre comme si de rien n'était, ou ses sautes d'humeur inattendues instaurent un climat de mystère tout à fait réussi. Ceci est d'autant plus sensible quand l'élève, dans sa chambre, attend avec fébrilité la venue de son maître, dont il a entendu les pas dans l'escalier. Cette venue fait suite à une séance particulièrement efficace de travail. Mais le maître entre, fait preuve d'une grande distance envers l'élève et ressort presque aussi rapidement.

 

Voilà donc une très bonne nouvelle, très moderne de par les thèmes traités (que je ne peux dévoiler ici, au risque de rendre la lecture moins passionnante), et qui devrait intéresser beaucoup de lecteurs.


Beaucoup d'autres avis sur cette nouvelle et sur les autres ouvrages de Stefan Zweig chez Karine et Caroline, qui ont eu la bonne idée d'organiser le challenge Zweig !

 

Autre nouvelle de Zweig : Le joueur d'échecs

 

 

La confusion des sentiments, de Stefan Zweig

Traduit de l'allemand par Olivier Bournac et Alzir Hella

Ed. Stock - La Cosmopolite

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Kévin 26/04/2010 15:57



Ton article me donne envie de me plonger dans ce roman. Je n'ai lu de Zweig que "Le joueur d'échec" que j'avais apprécié.
Je t'ajoute également à mes liens, si tu veux venir y faire un tour !


Bien à toi



Yohan 01/05/2010 12:05



Merci de ton passage Kevin, et je n'hésiterai pas à venir faire un tour sur ton blog.


Et si tu as l'occasion de découvrir ce texte, il ne faut surtout pas t'en priver !



kalistina 24/04/2010 15:10



Exactement, une magnifique nouvelle aux thèmes très modernes!



Yohan 01/05/2010 12:03



Et l'écriture de Zweig est toujours aussi agréable ! 



Karine :) 23/04/2010 13:54



Elle m'a réellement plu, cette nouvelle!  Le thème est très particulier (surtout pour ce moment où ces choses n'étaient pas avouées aussi ouvertement qu'aujourd'hui... - j'en dis peu pour ne
spoiler personne) et l'écriture de Zweig m'a envoûtée, comme toujours!



Yohan 01/05/2010 12:02



Oui, le sujet est vraiment très moderne, et ne se dévoile qu'au fur et à mesure de la lecture. Un vrai régal de lecture !



Mango 22/04/2010 08:50



Une des grandes nouvelles de Zweig effectivement! Je la relirais bien volontiers! 



Yohan 01/05/2010 11:59



Je suis encore un débutant en nouvelles de Zweig, mais entre Le joueur d'achecs et celle-ci, je suis assezbien servi !



Voyelle et Consonne 22/04/2010 08:15



Un superbe texte et un très grand souvenir de lecture à l'adolescence. Tu fais bien d'en dévoilier le moins possible.



Yohan 01/05/2010 11:59



C'est parfois difficile de parler d'un texte sans rien dévoiler, mais il est vraiment de le faire pour ce titre-là !