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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 17:45

Imogène est fière de ses origines écossaises. Très fière. Pour elle, rien ne vaut un bon whisky, et le rugby n'est un sport que si l'équipe au chardon remporte le match. Sténo-dactylo dans les services de renseignement britanniques, à Londres, elle se voit confier une mission périlleuse : amener, dans sa ville natale, un plan ultra-secret d'avion pour le transmettre à un spécialiste de la question. Mais l'inexpérience d'Imogène et la ténacité des agents soviétiques rendent cette mission plus chaotique que prévu.


Bien que le film ait été reçu assez tièdement (voire sévèrement) par la critique, j'ai passé un moment plutôt agréable dans cette reconstitution de l'Ecosse des années 50. Bien entendu, l'analogie avec la série de OSS 117 vient à l'esprit, mais le fait que l'héroïne soit écossaise, et donc plus lointaine de notre quotidien, crée une distance entre le spectateur et l'action.


C'est surtout la manière dont l'humour est utilisé qui diffère. Ici, on a l'impression d'être projeté dans une grande bande dessinée d'espionnage, lorgnant vers Tintin ou Spirou pour les aventures rocambolesques. Mais le scénario ne dédaigne pas un humour jouant parfois facilement sur les clichés écossais, mais aussi sur un décalage constant avec le caractère affirmé d'Imogène et les péripéties qu'elle rencontre.


Alors, ce n'est pas un grand film, mais j'ai passé une agréable heure et demie en le regardant. Imogène est ici incarnée par Catherine Frot, qui retrouve les traits d'espionne de son personnage de Prudence Beresford, mais avec un caractère bien plus trempé. Son duo avec Danièle Lebrun, son ancienne gouvernante qu'elle retrouve dans son village d'origine, fonctionne très bien, et il est presque dommage qu'il n'entre pas en jeu plus tôt dans le film, comme dans la scène dans le bar où Danièle Lebrun moque avec beaucoup d'ironie l'attachement viscéral de ses compatriotes à leur village. A leurs côtés, Lambert Wilson en amoureux transi et timide, Michel Aumont en chef des services secrets ou Bruno Lochet en patron de bistrot apportent une touche comique et décalée. Surtout, ce sont les trognes rencontrées à divers moments du film qui valent leur pesant de haggis.


Alors ne boudez pas votre plaisir, car si le scénario n'est pas extraordinaire et la fin un poil tirée par les cheveux, Imogène McCarthery est finalement une héroïne bien sympathique !


L'avis de Pascale

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