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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 07:22

ils-ne-sont-pour-rien-dans-mes-larmes.jpgEst-ce qu'un film peut changer la vie d'un spectateur ? Pour Olivia Rosenthal, la réponse est oui. Dans ce court ouvrage, quatorze personnes prennent la parole pour présenter le film qui a changé, de façon infime et en profondeur, le cours de leur vie.

 

Pour presque tous ces témoignages, le plus flagrant est que le cinéma n'est pas sans lien avec la vie du spectateur. Surtout, la réception d'un film est fonction du moment où le spectateur le voit. De son état émotionnel à ce moment précis, de sa situation amoureuse, de sa santé, de sa fatigue. Pour chacun de ces spectateurs, les conditions de visionnage du film, largement décrites, sont primordiales.

 

Cette balade dans les biographies cinématographiques de ces spectateurs est très hétérogène, pour le plus grand plaisir du lecteur cinéphile. On plonge dans la Nuit américaine, de Truffaut, dans Douze hommes en colère ou Le dernier tango à Paris. De grands films, de grands réalisateurs (Alain Resnais, David Lynch) pour un voyage dans des intimités cinéphiles, entre grande œuvre et vie personnelle. Malheureusement, et c'est certainement le lot de beaucoup d'écrits de ce type, les récits sont tellement courts qu'ils sont vite oubliés. C'est vraisemblablement un ouvrage qu'un cinéphile ouvrira régulièrement, notamment à chaque fois qu'il verra un film dont il est question dans l'ouvrage.

 

Ce qui est troublant, c'est qu'on ne sait pas si ces témoignages sont fictifs ou documentaires. A aucun moment, Olivia Rosenthal ne donne la clé pour répondre à cette question. L'ouvrage peut donc se lire de plusieurs façons : soit un travail d'écriture assez intéressant, car il permet à l'auteur d'aborder des écritures très différentes  soit un travail de transcription d'entretiens, qui donne à voir la multiplicité des façons d'aborder le cinéma et les films. Si l'ouverture de l'ouvrage avec Vertigo et la fermeture avec Les parapluies de Cherbourg (très beau passage) penchent clairement du premier côté, le reste de l'ouvrage est plus ambigu.

 

Ils ne sont pour rien dans mes larmes d'Olivia Rosenthal

Ed. Verticales

 

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