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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 23:14

django-unchained.jpgTarantino est un grand cinéphile. Dans Django Unchained, à l'instar des frères Coen dans leur dernier film, il s'attaque au western, grand genre du cinéma américain s'il en est. Mais son inspiration, il la trouve également dans le western spaghetti, porté à son sommet par les réalisateurs italiens. Pour son Django, il s'inspire, de loin, du film de Sergio Corbucci, intitulé lui aussi Django. Mais Tarantino y apporte sa touche, pleine de fougue, de jouissance et de sang qui gicle.

 

django.jpgLe film de Corbucci, avec pour figure centrale un cow-boy solitaire qui traîne derrière lui un intrigant cercueil, est de facture assez classique dans son intrigue (une affaire de vengeance sur fond de guerre entre américains et mexicains) mais se distingue par Django. C'est un homme seul, sensible aux injustices faites aux femmes, mais dont le seul but est de venger la sienne, de femme. C'est un film agréable à voir, notamment pour voir comment un homme seul peut descendre presque d'un seul coup un groupe de quarante adversaires, mais qui reste dans le genre très classique du western spaghetti.

 

Malgré le titre du film, le générique et Franco Nero, qui joue un petit rôle, Quentin Tarantino s'éloigne très vite de la référence de Corbucci. Il garde bien entendu certains aspects comiques liés aux éxagérations du genre : le sang qui gicle dans tous les sens ou les morts qui s'accumulent, en particulier lors d'une scène finale assez sanglante. Mais Tarantino se plonge également dans l'histoire américaine en intégrant un thème très original dans le western : l'esclavage des noirs dans le Sud des Etats-Unis.

 

Django (Jamie Foxx) est un esclave noir qui obtient sa libération grâce à un dentiste d'origine allemande (Christoph Waltz), devenu chassseur de primes. A deux, ils sillonnent l'Ouest américain, les montagnes enneigées, les déserts, pour tuer ceux qui sous le coup d'un avis de recherche rémunéré, mort ou vif. Mais finalement, ces deux personnages, on les oublie assez vite, tellement Tarantino arrive à donner de l'ampleur et de la folie à des scènes mémorables. Dans le rang du comique, il y a notamment une scène très drôle autour de gars déguisés en types du Ku Klux Klan qui ont du mal à utliser leurs cagoules. Difficile, lors de cette scène, de ne pas penser aux Monty Python !

 

Mais Tarantino est également un excellent directeur d'acteur, emmenant les plus connus dans des rôles surprenants et inattendus. Après Brad Pitt dans Inglorious Bastards, c'est Leonardo Di Caprio qui trouve ici un rôle mémorable de propriétaire terrien sans scrupule ni compassion pour personne. A ses côtés, Samuel L. Jackson est également au sommet dans un rôle de domestique noir plus raciste que les blancs.

 

Alors, le petit bémol que j'ai pour ce film, c'est le recours à la violence un peu trop fréquent chez Tarantino, que j'avais trouvé un peu atténué dans Inglorious Bastards. Ici, une scène de bagarre à mains nues, très violente, ou un lynchage d'esclaves par des chiens, sont assez clairement de trop. Néanmoins, le reste du film est d'une telle énergie, provoque une vraie joie et de vrais rires, et tout cela l'emporte sur les quelques scories violentes. Et voir Tarantino se faire exploser dans son propre film est bien la preuve du recul qu'est capable de prendre le réalisateur pour donner du plaisir au spectateur. Et c'est très réussi !

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commentaires

Les habitants de l'avenue 26/02/2013 11:31


tarentino s'est fait plaisir en se faisant exploser Pour chacun de ses films, la bo est superbe! nous avons été
conquis une fois de plus!