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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 13:20

collector.jpgLe Centre national des arts plastiques investit le Tri postal, à Lille, pour une exposition des oeuvres de sa collection. Sur les trois niveaux, le visiteur découvre donc des oeuvres contemporaines, présentées selon trois axes : la référence aux artistes classiques, l'utilisation du présent dans l'art (logos, histoire,...) et la référence à la solitude et au temps qui passe. Exposition un peu inégale, mais qui a le mérite de présenter quelques oeuvres marquantes.

 

Au rez-de-chaussée, la pièce la plus intéressante est la DS revue et corrigée par Gabriel Orozco. A partir de la célèbre voiture française, l'artiste a construit une oeuvre qui reprend le modèle en le réduisant sur la largeur. Ce sont les mêmes lignes, les mêmes formes, mais avec une largeur réduite. Une place au lieu de deux. A part cette oeuvre visible dès l'entrée de l'exposition, quelques retours sur des détournements de la Joconde ou d'oeuvres de Degas, ou une oeuvre espiègle qui présente des photographies d'Eugène Delacroix et autres personnalités... enfin, de leurs homonymes.

 

A l'étage, on explore les relations entre les oeuvres contemporaines et l'histoire dans tous ses aspects. Ce sont d'abord les détournements des objets commerciaux qui sont au coeur de l'expo, comme avec ces caddies transformées en fauteuil, qui nous interrogent sur notre relation au confort et à la consommation. Ensuite, une salle est réservée à la diffusion du film oscarisé Logorama, signé François Alaux, Hervé de Crécy, Ludovic Houplain. Dans cette oeuvre, l'histoire d'un braquage mais tous les protagonistes (personnages, décors,...) sont déssinés grâce aux logos des marques que nous voyons quotidiennement. Par exemple, le braqueur est Ronald McDonald, et les flics sont des Bibendum.

 

Dans la salle suivante, on retrouve le défilé militaire signé Wang Du, très impressionnant, mais aussi des dessins de Topor ou des photos de guerre qui là aussi placent le spectateur face aux conséquences des actes militaires en les décontextualisant.

 

Au dernier étage, on retrouve un travail sur les vanités et le rapport à la solitude. avec une auto-tamponneuse enfermée seule dans un petit carré de bois, ou des boules miroir qui nous renvoie l'image de la mort venue du plafond. Dernier étage avec moins d'oeuvres, mais peut-être le plus intéressant (et rendu d'autant plus intéressant que le médiateur culturel a très bien fait son travail).

 

Au dernier étage également, l'installation Code de nuit de Cécile Paris permet au visiteur de finir l'exposition dans une boîte de nuit, en se baladant dans les différentes zones définies par l'artiste.

 

Quelques oeuvres très intéressantes, donc, qui méritent le déplacement, jusqu'au 1er janvier 2012.

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commentaires

Sibylline 11/11/2011 16:19



Je faisais allusion à cela:


http://www.courrierinternational.com/article/2011/11/09/c-est-du-propre


 



Yohan 11/11/2011 17:34



Ok, je n'avais pas connaissance de ce fait divers ;-)



Sibylline 10/11/2011 17:04



J'espère qu'ils n'auront pas une femme de ménage pour venir cuisiner l'autruche ou un garagiste pour remettre la DS au format standard 


Parfois la quotidien percute l'art au lieu du contraire



Yohan 11/11/2011 13:05



"Le quotidien percute l'art" : on peut en effet qualifier ainsi une partie de l'expo. Pour le reste, de nombreuses oeuvres font tout de même référence à d'autres oeuvres, et le quotidien est donc
un peu loin.