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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 08:22

c-est-une-chose-etrange-a-la-fin-que-le-monde.jpgIl se passe parfois des choses étranges. Par exemple, je n'aurai jamais cru lire un ouvrage de Jean d'Ormesson, homme de droite, ancien directeur du Figaro. Pourtant, l'occasion faisant le larron, et après les éloges reçues par les critiques du Masque et la Plume, j'ai osé plonger dans son dernier ouvrage, C'est une chose étrange à la fin que le monde. Plongée qui m'a laissé sur ma faim, et m'a confirmé dans l'image que j'avais du monsieur.

 

Dans cet ouvrage, d'Ormesson prend le parti de se questionner sur le monde : sa création, l'évolution de la conception du monde terrestre et céleste, et le questionnement ultime, pourquoi. Pourquoi l'homme existe-t-il ? Par quel phénomène physique la vie a-t-elle pu apparaître sur Terre ? Et c'est là que le bât blesse, car d'Ormesson s'en remet irrémédiablement à Dieu.

 

Pourtant, le début de l'ouvrage n'est pas initéressant. A la manière d'un vieux sage, d'Ormesson joue au vieil érudit, et décrit de manière assez chronologique les différentes conceptions du monde, celle des grecs, de Galilée, de Copernic, des scientifiques contremporains. L'analyse est assez rapide, et donne un aperçu synthétique de l'ensemble des théories. Tant qu'il reste sur les passages descriptifs, l'ouvrage est plaisant et finalement instructif pour un presque béotien.

 

Puis d'Ormesson pose la question de la possibilité du Big Bang : peut-on vraisemblablement croire que la vie aurait pour origine une fantastique explosion ? Et surtout, qu'y a-t-il avant le Big Bang ? Il ne trouve pas de réponses à ces questions et d'Ormesson se tourne alors vers Dieu, le créateur. Comme on pouvait finalement s'en douter, d'Ormesson rentre dans le droit chemin, se rangeant derrière le créateur comme seule explication à l'apparition de la vie. Alors qu'il se sent en fin de vie (il ne cesse de le dire au cours du roman), l'auteur cherche certainement à se rassurer sur ce qui l'attend d'ici quelques années. Et fait de cet ouvrage une chose hybride, entre confessions intimes, précis d'astro-physique et références religieuses, le tout servi par une écriture élégante. Un drôle de mélange.

 

C'est une chose étrange à la fin que le monde de Jean d'Ormesson

Ed. Robert Laffont

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commentaires

anjelica 31/08/2011 17:17



il semblerait que ce soit un syndrome assez courant, ce rapport à Dieu sur la fin de nos vies...