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19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 12:15

Guiseppe Corbucci, après plusieurs tentatives professionnelles infructueuses, vient de se lancer dans le métier de détective privé, rêvant d’imiter Marlowe, le héros de Chandler. Mais son installation est compliquée : il se fait rapidement tabasser par deux gros bras et passe plusieurs jours à l’hosto. Il en profite pour raconter les raisons de ce règlement de comptes : son histoire avec la mafia locale qui infiltre tous les milieux, et les raisons qui l’ont poussé à accepter cette affaire, la mort trouble d’une femme après un passage chez son gynécologue.

 

Le débarcadère des anges est ce que j’appellerai un polar français d’ancienne facture. Même si je ne connais pas particulièrement ce genre, c’est exactement l’image que je m’en fais : un détective privé, à Nice, milieu rêvé pour les histoires mafieuses, compagnon de personnalités un peu louches, et n’hésitant pas à agir selon des méthodes illégales. Ajoutez à cela l’utilisation d’argot ou d’expressions un peu vieillottes, et ce roman récent a tout d’une œuvre surannée.

 

Mais le format de ce roman fait que l’ensemble reste agréable. On sent un peu l’exercice de faire de cet ouvrage un hommage à une forme un peu ancienne de polar, mais l’action et les méthodes de Corbucci tiennent le lecteur en haleine, que ce soit lorsqu’il se fait passer pour un réparateur d’alarmes ou qu’il fait une descente dans un club de muscu. Deux points intéressants dans ce roman : le début qui montre Corbucci en train de se faire tabasser, et qui introduit donc immédiat du suspense, et le parallèle avec l’enquête officielle, toujours un poil en retard face aux découvertes de Corbucci.

 

Livre plaisant, donc, même si je pense qu’e je n'abuserai pas de ce genre. A noter qu’il a fait l’objet d’une adaptation diffusée cette été sur France 2, par Brigitte Roüan, dans le cadre des polars diffusés le dimanche soir.

 

Le débarcadère des anges, de Patrick Raynal

Ed. La branche - Suite Noire

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