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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 07:22

A Versailles, des employées découvrent sur le bâtiment en face de leur bureau une banderole : "Homme seul". Rapidement, l’information gagne toute l’entreprise, et chacun tente de trouver une explication : un pervers ? un homme proche du suicide ? Un groupe tente d’en savoir plus, mais n’arrive à obtenir plus d'informations. La pause du déjeuner se fait dans un jardin, où se croisent les générations, les personnes seules, celles qui cherchent l’amour,… Puis, dans le magasin de bricolage tout proche, Brico Dream, les employés sont aux petits soins pour fournir aux clients ce qu’ils attendent. Mais ils prennent un peu de liberté avec la déontologie de leur métier.

 

Comme le laisse penser ce résumé, le film est divisé en trois parties distinctes, qui sont d’ailleurs assez inégales. La première, dans cette société où les secrétaires s’occupent avec Pac-man ou sur Meetic, avec deux patrons loufoques où les présentations avec diaporama sont incompréhensibles, introduit un mystère bienvenu. Cette banderole, « homme seul », attire toutes les attentions, et permet d'échaffauder les hypothèses les plus farfelues. Dans cette première partie, on remarquera que Michel Vuillermoz porte magnifiquement le catogan, que Josiane Balasko est une inquiétante secrétaire revêche et qu’Hippolyte Girardot est impeccable (comme bien souvent !).

 

La seconde partie, dans le jardin avec ses bancs publics, est la plus réussie. A la fois loufoque avec ce personnage de SDF, tendre avec le joueurs de Backgammon, espiègle avec les enfants ou pitoyable avec cette femme en pleurs, ce lieu est la concentration de toutes les émotions, de tous les caractères. C’est d’ailleurs le moment où les acteurs sont les plus remarquables. Eric Elmosnino est un inquiétant SDF, Claude Rich et Michel Aumont des sensibles vieux joueurs qui citent Jean-Pierre Marielle, Isabelle Candelier une pathétique femme en détresse draguée par Elie Semoun en grande forme et lachée par Hippolyte Girardot (encore lui !), sans parler de Chiara Mastroianni, Emmanuelle Devos, Nicole Garcia, Vincent Elbaz, Denis Podalydès, Florence Muller, … Un grand moment de cinéma que cette suite de situations qui prennent doucement sens, en faisant se rencontrer des personnages seuls, en attente de l’amour, perdu dans ce monde.

 

La dernière partie, simplement loufoque, perd la tendresse du début, et est donc moins intéressante. Les gags s’enchainent (l’employé qui boit du liquide pour nettoyer les aquariums, celui qui s’endort sur les paillassons, la machine qui explose,…), sans qu’on comprenne vraiment leurs finalités. Olivier Gourmet, Denis Podalydès tentent de donner vie aux employés, comme Catherine Deneuve ou Michael Lonsdale aux clients, mais la sauce ne prend pas dans cette partie. Néanmoins, la chute du film est savoureuse, et lève le voile sur le mystère de la banderole.

 

Une relative réussite que ce dernier opus versaillais de Bruno Podalydès, qui aurait gagné à être raccourci sur sa dernière partie, pour que le bénéfice des premières soit encore dans la mémoire du spectateur.

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commentaires

liliba 16/09/2009 09:33

Mon Dieu, je ne suis pas allée au ciné depuis des lustres, et le dernier film vu, c'était l'âge de glace avec les enfants...

Yohan 27/09/2009 17:47



Très bien, le dernier age de glace. Pour le cinéma, l'offre est assez intéressante, en ce moment !



Flo 09/09/2009 17:04

Ah, le catogan de Vuillermoz !...