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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 08:03

Au Grand Hôtel et des Palmes réside un client particulier : le Baron. Ancien membre de la mafia locale, il a échappé à une mort certaine en acceptant de rester cloîtrer dans l’hôtel pour le restant de ses jours. Personne, hormis quelques salariés de l’hôtel, ne sait qu’il est présent. Et le Baron hésite à sortir de sa chambre, car le visage de son ennemi ne cesse de le suivre. Jusqu’au jour où il entreprend de sortir dans le couloir, puis dans la salle à manger, où il rencontre une chanteuse aux traits d’Ava Gardner, qui va occuper tout son esprit.

 

Palermo Solo fait entrer le lecteur dans l’intimité feutrée de ce Baron, réduit à la solitude dans un hôtel de luxe. Au début du roman, on partage son inquiétude face aux menaces qui pèsent sur lui, son appréhension à affronter le monde extérieur. Puis, peu à peu, il reprend courage et confiance, il rentre dans ce monde qui lui paraissait interdit. Le personnel de l’hôtel lui permettra de renouer avec la société, lui qui ne pouvait sortir qu’une fois par an, le deux novembre pour se rendre au cimetière.

 

La seconde partie du roman m’a paru plus convenu : cet amour pour une femme croisée par hasard, et il doit quitter la Sicile pour retourner aux Etats-Unis. La folie saisit petit à petit cet homme perdu dans sa réclusion dorée et son amour perdu. Le Baron commence par se promener pieds nus (comme la Comtesse de Mankiewicz, incarnée par … Ava Gardner.), avant que cette folie ne prenne la forme d’accès de violence.

 

Je ne suis en fait pas très friand de toutes ces histoires de mafias et de tueurs professionnels en littérature, je n’ai jamais été transporté (Malavita de Benaquista m’avait laissé assez froid, Journal d’un tueur sentimental de Sepulveda également). Peut-être suis-je mal tombé, mais cette accumulation me laisse penser que ce sujet n’est pas trop pour me plaire. Néanmoins, Palermo Solo est un livre qui se lit bien, même si la forme (phrases courtes avec beaucoup de retours à la ligne) ne m’a pas spécialement enthousiasmé.

 

Livre lu dans le cadre de la chaîne des livres (proposé par Leiloona).

 

Palermo solo, de Philippe Fusaro

Ed. La fosse aux ours

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commentaires

liliba 23/08/2009 08:53

Gros coup de coeur pour ma part, je me suis laissée entrainer par le coté surrané et vain de cette vie impossible. J'ai aimé ce vieil homme peureux, et j'ai adoré cet hotel improbable.

Yohan 24/08/2009 19:43


Ce livre mérite de trouver son public, mais je n'en fait malheureusement pas partie...


Emeraude 19/07/2009 13:39

j'avais vraiment beaucoup aimé ce livre. J'avais été très touché par les phrases en français, en anglais et en italien. J'avais trouvé le ton très juste... enfin bref, j'en garde un très bon souvenir !

Yohan 31/07/2009 17:35


Comme quoi, ce roman a trouvé son lectorat. Mais a priori, je n'en fais pas partie... Tant pis.


Leiloona 11/07/2009 22:35

J'avais justement aimé le traitement particulier de ce mafieux ... d'habitude moi non plus je n'aime pas trop ce cadre-là, mais là je trouvais que c'était différent. En revanche, je note Malavita.

Yohan 31/07/2009 17:32


Note, ce blog est fait pour cela ! Effectivement, le traitement est différent, mais cette histoire ne m'a finalement pas totalement convaincue.


Stephie 10/07/2009 20:06

J'aime ce genre d'histoire, je l'attends patiemment.

Yohan 31/07/2009 17:25


Je lirai ton avis avec plaisir, lorsque ton tour viendra !


zarline 10/07/2009 10:26

moi ce thème me tente assez, à voir...

Yohan 31/07/2009 17:24



Chacun ses préférences...