Grande première aujourd’hui, puisque je vais vous parler, enfin évoquer, un roman que je n’ai pas terminé. Cet ouvrage m’est tombé des mains alors que je suis d’habitude très persévérant
dans mes lectures. Si un auteur a pris le temps de l’écrire, et surtout si un éditeur a pris le temps de le publier (et pour celui-ci de le traduire), c’est qu’il doit y avoir une raison. Eh bien
là, je cherche encore.
Eric Sanderson rentre chez lui. Problème : il est amnésique. Mais le premier Eric Sanderson, avant d’être amnésique, a laissé des indices pour que le nouveau Eric puisse comprendre son histoire. Eric Sanderson rencontre donc un psychiatre, qui l’incite à partir à la recherche d’un professeur du langage. Mais Eric est poursuivi par un ludovicien, le requin du titre, qui lui mange peu à peu la mémoire.
Je dois avouer que je n’ai pas tout compris aux intentions de l’auteur. Il y a une dimension de science-fiction mâtinée de psychologie, nous sommes d’accord. Il y a une intrigue qui se veut pleine d’action, avec la menace de ce requin fantasmé (ou non) combattu avec des dictaphones, la rencontre avec Scout et leurs déambulations dans un labyrinthe de livre avec un chat roux prénommé Yann. Mais l’ensemble n’a jamais fait sens. J’ai eu l’impression d’être face à un salmigondis indigeste, dans lequel on passe d’une scène à l’autre sans comprendre les enjeux de l’intrigue, si ce n’est l’envie de retrouver ce professeur (mais pourquoi le retrouver ?). Les personnages sont à peine esquissés, l'intrigue confuse à souhait et l’écriture est très plate. Rien de très réjouissant. Les quelques dessins qui jalonnent le roman permettent de comprendre certains éléments de l’intrigue, mais ce fut trop peu pour m’embarquer dans cette aventure.
Bref, c’est sans regret aucun que j’ai abandonné
les protagonistes à la page 310 (parce qu’en plus, c’est un pavé), indifférent à ce qui pouvait leur arriver. Cette passivité face aux héros et à l’intrigue furent pour moi les indices définitifs
me disant de prendre un autre livre. Ce que j’ai fait !
Les avis de Neph (enthousiaste), Restling (agréablement surprise), Roxane (la déception a augmenté au fil des pages), Stefie (trop décalé pour elle), Cuné (Elle aussi a laissé tomber !)
Et merci à toute l’équipe de BOB qui m’a permis de découvrir (ou moins en partie) ce roman.
Et dormir dans l'oubli comme un requin dans l'onde, Steven Hall
Traduit de l'anglais par Pierre Guglielmina
Ed. Robert Laffont - Pavillons