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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 07:01

Hubert Bonnisseur de la Bath, alias OSS 117, revient pour une nouvelle mission : échanger avec un ancien nazi réfugié au Brésil une somme d’argent contre un microfilm compromettant certains collaborationnistes français. Armé de son sourire et de sa bêtise, il rejoint Rio, où sa mission se complique lorsque les services secrets israéliens s’en mêlent : ils veulent capturer Heinrich Von Zimmel pour le juger en Israël, comme ils l’ont fait pour Eichmann. OSS 117 fait donc équipe avec une israélienne, Dolorès, pour retrouver le nazi, aidé par le fils de ce dernier, devenu hippie.


Personnage maintenant connu, OSS 117 fait à nouveau preuve lors de cette mission d’un grand sens de l’idiotie et du chauvinisme. Cette fois, ce ne sont plus les arabes qui font les frais de son inculture, mais les israéliens (voire les deux, lorsqu’il n’arrive pas à faire la différence entre les deux religions). L’objectif d’OSS : réconcilier les nazis et les juifs, car il ne comprend pas vraiment la rancœur qui existe entre ces deux entités. Ce qui donne lieu à diverses remarques antisémites, souvent bien choisies mais pas toujours bien amenées.


La majorité de ces blagues ont lieu au début du film, partie malheureusement assez ratée : pas de vraie intrigue, ni vraiment d’énergie, des plaisanteries qui tombent à plat, et une systématisation de l’écran divisé (très utilisé dans les années 70) pas toujours judicieuse. Les ressorts comiques ne sont pas forcément renouvelés, et Jean Dujardin est le seul à supporter l'aspect humoristique du film, ce qui est très dommageable. Dans le premier opus, Bérénice Béjo ou les autres agents secrets avaient un rôle comique non négligeable. Ici, Louise Monot est sur une partition uniforme, sans surprise, et ne sert que de faire-valoir à Dujardin.


Heureusement, le film se rattrape dans la seconde partie, une fois la recherche de Von Zimmel vraiment lancée. Le vrai moment hilarant du film est cette chevauchée dans la jungle, ponctuée par la découverte des talents culinaires de la Bath, tentant de faire cuire à la broche un crocodile. Les courses-poursuites sont souvent réussies (notamment celle de l’hôpital ou celle au bord des chutes d’Iguaçu). Dans le Christ du Corcovado, la référence finale à Vertigo est audacieuse, bien que le spectateur l’attende depuis le premier flash-back sur le passé de trapéziste de Hubert.


Film au budget beaucoup plus fourni que le premier épisode (mais est-ce un avantage ?), OSS 117 ne réussit pas à totalement convaincre. Trop de répétitions (comme ces fusillades qui se répètent, desquelles OSS sort à chaque fois miraculeusement vivant, ou ce gimmick chinois), plus d’effet de surprise car le personnage est connu et toutes ses bourdes attendues, mais surtout trop de poids sur les épaules de Dujardin. Efficace, il ne parvient pas à tenir la distance, malgré son rire inimitable. Seul Pierre Bellemare, son supérieur lui vient un peu en aide. Mais c’est trop peu pour faire oublier ses aventures au Caire.


L'avis de Neph.

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commentaires

Neph 08/05/2009 11:22

J'en ai parlé il n'y a pas longtemps : je suis entièrement d'accord avec toi !

Yohan 08/05/2009 15:30


Ah merci ! Du coup, je vais mettre ton billet en lien !!!


Flo 07/05/2009 18:37

Tu es un peu dur quand meme... Moi, je me suis bien amusée. A voir pour quelques répliques irrésistibles de drolerie et d'absurdité, notamment la toute dernière !

Yohan 08/05/2009 15:29


Un peu dur ?!? Vraiment ? Je ne trouve pas, car comme le film joue uniquement sur le ressort de la comédie, c'est dommage qu'une de celle-ci soit ratée. Surtout, les blagues tombent à plat, car il
y en a peut-etre trop. Mais effectivement, il reste quelques bons moments (trop peu nombreux à mon gout).


amanda 07/05/2009 08:44

bonjour Yohan ! Je l'ai vu sans me poser de question et j'avoue que j'ai ri, un bon moment de détente (d'ailleurs, à la fin, dans le Corcovado, la musique ne reprenait-elle pas un peu le rythme ou certaines notes de Vertigo ? il m'a semblé les reconnaître) (et oui, Louise Monot est assez fade)

Yohan 08/05/2009 15:25


J'ai ri aussi, mais quasi uniquement dans la seconde partie, ce que je trouve dommage pour une comédie. Sur la musique du Corcovado, tu m'en demandes un peu trop, n'ayant plus celle de Vertigo en
tete. Et pour Louise Monot, elle est fade, mais je pense que c'est surtout parce que son personnage est fade et sans évolution. Mais je suis content pour toi si tu y as passé un bon moment !!!