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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 09:00

Voici le premier billet à quatre mains publié ici (et chez Laetitia simultanément). Vous devriez comprendre assez aisèment quels sont les propos de chacun des rédacteurs...

Le théatre du Rond-Point comme lieu de perdition, pour Laetitia et moi. Ses formules d'abonnement si sexy, son bar si cosy... comment s'en lasser ? Après Lacrimosa, ce fut cette fois pour la pièce de Petter S. Rosenlund, Un garçon impossible, mise en scène de Jean-Michel Ribes. Rapide résumé : Jim, jeune garçon, est emmené à l'hopital par sa mère car il n'entend pas son grand-père. Mais lorsque sa mère annonce que le grand-père est mort, le docteur Henrik se demande qui est le plus atteint des deux. (Et nous aussi par la même occasion !) Docteur qui en plus de ses patients doit faire face à l'amour que lui voue l'infirmière, Cécile.
Incarnée par une Isabelle Carré surprenante et follement sautillante du haut de ses escarpins !

Lorsque je suis sorti du théatre, j'avais un sentiment mitigé. Mitigée également. Et dire que fut un temps, Yohan et moi mettions un point d'honneur à ne jamais être d'accord mais que nous arrive-t-il ??? Mitigé par la pièce, qui veut jouer sur différents plans, mais qui ne tranche jamais : vaudeville ou drame. On frôle même le grostesque de très près ! Les deux auraient pu être compatibles, mais j'ai l'impression que ni l'auteur, ni le metteur en scène n'ont réussi à exploiter ces deux genres à leur maximum. Le médecin se retrouve ainsi coincé entre cette infirmière et son épouse qui le harcèle au téléphone, ce qui colle assez peu au décorum de l'hopital et à la situation de Jim, sa mère et son grand-père. Le décor parlons-en ! Un carrelage d'une blancheur plutôt douteuse, des recoins qu'on devine cra-cra ; drôle de parti pris pour représenter un hôpital, je reste dubitative... Disons que si l'intrigue avait été centrée sur ce deuxième aspect, la charge aurait pu etre plus consistante. En revanche, chapeau aux différents acteurs, en particulier Michat Lescot qui joue un garçon de huit ans et qui est formidable. Je rejoins Yohan dans son éloge de Michat Lescot car le pari était vraiment osé, en revanche (yes un désaccord !) je supprime tout chapeau à Eric Berger qui m'avait pourtant convaincue en "Tanguy" mais pas du tout en medecin volage. Il en fait vraiment trop à mon goût et cela rejoint hélas, le ton général de la pièce...

Un garçon impossible est en définitve un spectacle que j'ai trouvé agréable, mais dans lequel je n'ai pas trouvé la folie et l'absurdité propre à Jean-Michel Ribes. Souci certainement dû au texte qui m'a paru assez bancal, et qui est loin d'etre impressionnant. Je n'ai plus rien à ajouter, j'acquiesce
vigoureusement !

La pièce ne se joue plus à Paris, mais elle tourne actuellement en province. A vous de vous faire une idée. Pour nous, c'est fait !

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commentaires

fashion 13/03/2009 09:13

Très sympa le billet à 4 mains!

Yohan 15/03/2009 12:45


Merci ! Ce n'est peut-etre que le premier d'une longue série !!!