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19 septembre 2008 5 19 /09 /septembre /2008 07:38

Lors de la célébrissime journée de course littéraire à Paris, j’avais l’insigne honneur de faire partie de l’équipe Kay Scarpetta. Kay Quoi ? Ah bon, c’est une femme ? Héroïne récurrente de Patricia Cornwell ? Bon, à voir. Et lors du choix des livres pour les vacances à la médiathèque, voilà pas que je tombe sur Patricia Cornwell. Allez pourquoi pas, et Combustion tombe au fond du sac.

 

Kay Scarpetta, médecin légiste de son état, enquête sur la mort d’une jeune femme lors de l’incendie du ranch d’une vedette de la télé. Mais l’identification du corps, et surtout les raisons de la mort soulèvent beaucoup d’interrogations. D’autant qu’au même moment, l’ennemie jurée de Kay, Carrie Grethen, fait des siennes…

 

Je n’en dirai pas plus sur l’intrigue, qui m’a paru bien mince. On reste coincé sur ce premier mort pendant une partie non négligeable du livre (qui est d’ailleurs relativement imposant), sans qu’il se passe grand-chose. On assiste à des querelles de chiffonniers entre les différents services qui s’occupent de cette affaire, sans vraiment comprendre le pourquoi du comment de toutes ces luttes.

 

Les histoires familiales se mêlent aux affaires professionnelles, puisque Kay travaille avec sa nièce, qu’elle couve un peu comme une mère poule. Néanmoins, malgré ces attentions déplacées, je n’ai pas ressenti d’amitié entre les personnages, ils sont froids du début à la fin de l’ouvrage. Je pense que le sommet de cette froideur est atteint lorsque le compagnon de Kay meurt. Pas de temps de réflexion ni de deuil, on est dans le feu de l’action et l’important est d’agir plutôt que de réfléchir ou surtout de s'émouvoir  (quelle horreur, l'émotion !).

 

Comme je l’ai dit, l’intrigue est mince, pas de fausses pistes ni de jeux avec le lecteur. C’est une lecture qui m’est passée assez loin, que j’ai trouvé très classique à la fois dans le style (voire pire que classique) et dans le traitement du sujet (un méchant qui s’avère encore pire que ce qu’on pourrait imaginer).

 

Pour ce qui est des romans policiers, les romans de Vargas ou celui de Françoise Guérin sont beaucoup plus intéressants et réussis que celui-ci (qui a tout de même reçu le prix des lecteurs du livre de Poche ! Y’a pas de livres qui sortent en France ou quoi ?). Je pense que j’aurai pu continuer mes découvertes littéraires sans connaître plus avant la très chère Kay Scarpetta !

 

Combustion, de Patricia Cornwell

Traduit de l'anglais par Hélène Narbonne

Ed. Calmann-Lévy

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commentaires

Gaspara 22/09/2008 15:52

bonjour Yohan!
j'ai connue Kay Scarpetta il y a longtemps, et j'ai aimè mais, après quelque livres je me sui un peu "fatiguèe" et je suis passèe a autres livres
ma fille aussi, elle aime le genre mieux que moi, elle a abandonnèe Kay

Yohan 24/09/2008 10:10


@ Flo : je crois que tu as intérêt à suivre les conseils d'Emmyne, d'autant plus que Gaspara en rajoute dans son sens.

@ Gaspara : bienvenue ici Gaspara, et ravi d'avoir tes impressions sur Kay Scarpetta, qui sont au final très proches de celles d'Emmyne. Il faudrait que je retente le coup, alors !


Flo 22/09/2008 13:28

Si j'en lis un , je suivrais donc le conseil d'Emmyne, et lirai un des tout premiers. Je suis quand meme curieuse de connaitre le personnage dont nous avons porté le nom pendant cette si belle journée ! Mais tant qu'à faire, j'aimerais passer un bon moment de lecture ! Merci du conseil en tt cas ! A bientot, les Kay !

Emmyne 19/09/2008 21:50

Au moins, c'est clair ! Et bien j'avoue ( pas uniquement en en tant que membre de l'émerite équipe Scarpetta ), je connais bien l'auteur et le personnage pour avoir apprécié les premiers titres de la série. Il est tout à fait exacte qu'ensuite l'intérêt et la qualité chutent terriblement ( le tome avant Combustion il me semble ). maintenant c'est illisible !

Yohan 20/09/2008 12:07


@ Karine : je pense effectivement que tu peux laisser de coté Kay Scarpetta, car cela ne m'a vraiment pas du tout accroché.

@ Emmyne : j'aurai peut-etre du taper dans ses livres plus anciens. Elle semble avoir connu le meme syndrome que Mary Higgins Clark (dont le premier roman, La nuit du renard, a été salué à l'époque
de sa sortie, avant que l'écriture de la dame ne devienne une industrie).


Karine :) 19/09/2008 20:21

Je ne suis dit à peu près la même chose que toi à Books... 'Kay qui???'

Et je crois, avec ton billet, que je vais me contenter de savoir que je peux m'en passer!!