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24 janvier 2008 4 24 /01 /janvier /2008 13:15

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En Israël, la fanfare de la police d'Alexandrie est invitée pour inaugurer un centre culturel. Lors de l'arrivée à l'aéroport, personne n'est là pour les accueillir. Munis du nom de la ville où ils doivent se produire, ils se renseignent pour savoir comment s'y rendre. Mais, ne voulant pas faire appel à l'ambassade, ils essaient de s'en sortir seul, avec leur anglais rudimentaire.
Malheureusement pour eux, ils sont envoyés dans une ville au nom proche, mais où il n'est pas question de centre culturel arabe. Où il n'est question de rien du tout d'ailleurs. Sous la houlette de leur colonel, ils décident d'attendre le lendemain...

Le postulat de départ de ce film d'Eran Kolirin est intéressant : comment se débrouille une fanfare égyptienne perdue en Israël. Mais alors que le ton du film pourrait être une comédie, cela tourne tout doucement à la comédie dramatique. Les personnages rencontrés sur place et qui les hébergent leur font part de leurs difficultés personnelles. et on entre petit à petit dans leur intimité.

Ainsi, le jeune rétif à l'autorité se retrouve à enseigner à un jeune israélien comment séduire une fille. Ce qui donne lieu à une scène très drôle, mais empreinte d'émotion. De même, le vieux colonel entre en confidence avec celle qui l'héberge (Ronit Elkabetz, très touchante), et les scènes entre les deux personnages sont très tendres, même si on sent leur gêne.

Le film n'est pas non plus un film politique, comme a pu en faire Costa-Gavras. Le poids de l'histoire de cette région, avec cette fanfare arabe en pays israélien, est sensible. Mais il reste très implicite, et se traduit par de petits gestes. Pas de grande démonstration politique, ce qui renforce l'émotion du film.

Le cinéma israélien est souvent très imaginatif, et ce film se place dans la lignée des films de ce pays, avec un sujet qui pourrait être comique, mais qui cache des tensions plus globales.

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commentaires

BMR 01/02/2008 21:01

C'est la magie paradoxale des hommes de cette fanfare égyptienne, rigides dans leurs uniformes et qui pourtant ne baragouinent que trois mots d'anglais rocailleux, que de traverser le village israëlien et la soirée et d'arriver à créer finalement quelques liens fugaces entre les uns et les autres.

Yohan 13/02/2008 09:50

Oui, comme quoi il ne suffit pas d'être proches culturellement pour tisser des relations aussi éphèmères soient-elles.